mardi 15 juin 2010

STEAK, de Quentin Dupieux.




Steak, est un film de Quentin Dupieux. Il fait de son long métrage avec son titre banal et peu évocateur, voir proche du néant, une œuvre absolument rare et fascinante dans le cadre du cinéma Français contemporain. Il faudrait le placer dans un axe du cinéma Français différent de ce qui se fait, il serait à mettre en relation alors dans une tradition de cinéaste/auteur différent, comme par exemple Baxter de Jérôme Boivin, ou les films de Délepine et Kervern ( Groland ) notamment. Proche donc du cinéma Belge de par son point de vue lent et artistique , et de sa volonté aussi de vouloir faire un cinéma différent. Il fait du bien à la production de cinéma national, de part son partis pris. Il ose mélanger le film dit d'auteur avec le style comique. Pas de champ contre champ ridicule qui coupe la dynamique des plans, ils durent et prennent sens. Bien que l'on puisse sentir les influences multiples auxquels le film s'abreuve (Lynch, Cronenberg, Kubrick), il n'en reste pas moins un objet original dans son traitement et dans son approche du style comique, qui celui-ci est à froid et sans aller dans le sens de l'évidence qu'implique le duo comique ici présent.

Tout les plans dans le long métrage ce tiennent, avec leurs propre logique d'énonciation. Ainsi ils prennent leurs temps ou à l'intérieur de chacun d'entre eux, l'action prend place et le duo "Eric & Ramzy" mettent leurs pattes de comiques. Le film tiens la un coté décalé. Surtout de voir catapulté dans ce cauchemar parfait et lisse Eric & Ramzy, et le rend vraiment étrange. Ramzy joue tout le long un type insupportable et Eric fait très bien le benêt. Ce buddy movie à des allures donc surréaliste, mais ce duo en devient lunaire alors, tel le clown blanc et l'Auguste de la piste de cirque. Qui celui ci est autant d'ordre visuel que dans le fait si particuliers qu'est le leurs de blagues absurdes, dont ils sont les rois et rappelle leurs début avec "les mots".
A noter la participation de Sébastien Tellier, comme partenaire loufoque d'Eric dans la dernière partie du film. Voulant faire à tout pris partie de la bande des Shivers. Qui sera aussi le sujet principal du thème de la chanson de Sébastien Tellier, et dont il signe une de ces meilleures chanson, qui plus est en l'ayant amener à l'Eurovision.

vendredi 7 mai 2010

You can't always get what you want.





Voici deux scènes de deux films différents mais qui sont en tout point similaires. Tout d'abord elle sont issue de films sortie avec peu d'écart entre eux, et reflète bien ainsi une mentalité propre à son temps. Et également ou le protagoniste n'a que faire désormais de paraitre ou de posséder. Il veut quitter son travail qu'il l'aliène et souhaite profiter du système qui l'a tant souillé. Une des deux vidéos et par la conséquente plus violente que l'autre, à vous de dire laquelle.


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samedi 17 avril 2010

"Il n’y a pas de solution car il n’y a pas de problème. " (Marcel Duchamp)

Dans le cinéma, le principal inconvénient dans la mise en scéne correspond à la durée de celle-ci. Elle doit être relativement courte afin que le spectateur ai saisie de quoi il s'agit dans un laps de temps, qui est conventionné avec le scénariste ou le réalisateur. Les autres arts figuratifs n'ont pas ce problème la. Un livre se lit sans compte à rebours, intrinsèquement de sa qualité. Une photographie s'apprécie un instant et donne à réfléchir, par exemple. Le cinéma lui déjà en tant qu'objet animé laisse entrevoir le final de son discours. Pour ce faire, l'idée de fin doit prendre corps dans l'esprit de son créateur et doit servir son propos. Mais celui-ci ne correspond à aucune règle préétablie. Que ce soit une fin allant dans la continuité de la narration et qui s'impose. Mais sinon elle peut être un élément de surprise avec le public ou même d'incompréhension, dans le sens qu'il peut générer. En voici quelques exemples à travers différents genres.

- Final de film ouvert :


" Il y à deux genre de types dans la vie..."
Final ouvert du "bon, la brute et le truand", avec le mémorable Tuco et Blondin.



Final de "In the Mouth of Madness", Le protagoniste se voit lui même dans le film que nous venons de voir.



- Besoin d'un Happy end ??


Final de "Risata di Gioia". La comédie à l'Italienne.


Final impressionnant de "Mulholland Drive", qu'importe alors le sens. Celui-ci correspond à vous de le mettre, l'émotion elle viens toute seule.

lundi 15 mars 2010

Ode à Dick


Hervé Forneri de son vrai état civil, devenue à l'âge de quinze ans Dick Rivers est un personnage.Tout une icône avec sa légende propre qu'il à su forger au fil du temps.


C'est le trio qu'il à composer de façon séparer mais unis par le même mouvement musical avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday, avec lesquels il à transposé la musique et le modèle du rock'n'roll en France à ses débuts. Ces trois ont commencé par passion et ont fonctionner par mimétisme avec des modelés préétablie et déjà vue de l'autre coté de l'Atlantique et de la manche, mais dans une variante à la Française. Johnny fut tout d'abord le sosie, le clone de James Dean, avec son physique, sa timidité et son regard presque vide pour le Belge. Son réfèrent est vite partie pour inscrire sa légende, alors que Johnny à entretenue la sienne depuis fort longtemps. C'est bien d'une transposition d'un modèle qu'il est question alors. Si l'on doit encore comparer Johnny ne fait que de la variété désormais, une version moins midinette que l'a eu fait Claude François. Ces seules vrai chansons rock sont alors comme celle du chanteur à paillette, des traductions de grands hits Américains mise à la sauce Française. Alors que Dick Rivers voue son admiration et culte à Elvis, dont il prend son nom artistique d'un des personnages au cinéma du King. Malgré tout, au fil du temps il prendra un virage vers le Johnny Cash à la Française. Plus sombre et mélancolique dans le regard qu'il porte sur l'amour, la vie et sur lui même. Il resta tout comme lui droit dans ses santiags pour faire du rock, avec ses influences qui puissent autant dans le blues et dans la country.

Il est également à l'image, quoi que plus sérieux d'Alice Cooper, mais tous aussi délicieusement anachronique dans notre époque actuelle. Tous deux vivent deux manières différente de voir le rock, alors qu'ils ont tous plus deux soixante ans passé. Mais soit dans un registre plus grave pour Dick et toujours aussi juvénile pour Alice. Ils ont aussi en commun d'avoir un état civil banal et voisins presque, Forneri donc pour le Niçois et Vincent Furnier pour Alice Cooper, natif de la Nouvelle Orléans. Cette façon qu'ils ont de partager et de vivre le rêve Américain à travers leurs musiques est particulière. Toujours vêtue de noir presque ils la porte au limites, de ces codes esthétiques des fois jusqu'au ridicule à travers le fait de pousser les codes de leurs style mais ceci sans regrets ni calcul préalable de leurs parts. Avec leurs gueules marqués par le temps, à être toujours sur scène, se moquant des modes et restant droit dans leurs styles ils sont resté dans la continuité malgré les possibilités évidente de se répéter par moments dans un creux artistique.

Times New Roman


Tout mouvement artistique novateur se doit de passer tout d'abord par le stade de la théorisation, avant que celui-ci ne soit reconnu par ces contemporains, en termes de référence à celui-ci.

Ceci en premier lieu de sa période et si il subit une transposition à un autre forme d'art, il n'en est que mieux pour sa reconnaissance. Beaucoup de mouvements artistiques sont née dans le cadre de la littérature, avant de s'adapter à d’autres formes d'arts et de représentation trans-artistique. Qui pourra donner vie et code à ce courant précis par la suite de son histoire.

jeudi 4 février 2010

LES NAZIS AU CINEMA EN 2009.



Cette réplique est celle bien entendue du Nazi dans le film " OSS 117, le Caire nid d'espions". Elle semble anodine dans le flot de réplique drôle de ce long métrage, mais elle révèle bien un état de fait. Car elle est d'une simplicité désarmante de part sa grande logique. Les Allemands sont toujours les méchants des films d'antan et parfois même de nos jours, sans que rien n'y puisse quasiment changer cet état de fait. Tel une condamnation à chaque fois que leurs passé leurs fassent défauts. Ceci jusqu'au prochain état ou peuple ayant suivi une logique criminelle qui intéresse alors les médias contemporain.

Voila ce que je regrette parfois alors à la vision d'un film sur le sujet, lorsque le nodéme de ce dernier vient d'un évènement plus ou moins passé et ayant un rapport avec le nazisme. Celui-ci devient la raison même du film, son explication logique et le porte ainsi sur ses épaules. Il en justifie alors le mal qu'il génère autour de lui et tout les méfaits.

Comme de cette histoire récente on pouvait raisonner, agir, interagir encore de nos jours afin de comprendre ou de faire évoluer les mentalités. Parfois même il semble que des justifications soit à apportés afin de mettre un sens au actes les plus inconcevable de l'histoire récente, pour dans un sens lui donner une logique, de par le manque de romantisme et d'idéal dont à manqué le conflit le plus sanglant de l'histoire. Il est bon donc de revenir sur celui-ci à travers la fiction et ces différentes parcelles alors. Il sert de réserve à des histoires de fictions n'ayant aucun rapport avec l'histoire d'ordre scientifique parfois. L'année 2009 nous à fournit plusieurs exemples dans ce domaine, avec une forte participation nationale sur le sujet.



" Inglourious Basterds", USA. Exemple vu auparavant dans ce même blog. Le fantasme uchronique de Tarantino.



" L'armeé du crime". France. Avec la même base quasiment, c'est l'antithèse de l'exemple précèdent. Guédiguian fait preuve de rigueur historique et de volonté de souvenir de mémoire des actes héroïques de la résistance composé de juifs luttant pour la France.


" Dead Snow". Norvège. Le contexte historique n'est que le point départ de cette histoire de zombie Nazi dans les fjords, l'histoire flirte avec la série Z et Jean Rollin. L'humour et le gore permettent d'en rire. Comme l'illustre une réplique d'un des protagonistes a un autre, après s'être fait mordre par un nazi zombie et craignant d'en devenir un à son tour; " ton grand père n'était pas juif ?? Tu crois pas qu'il vont recruter quelqu'un de moitié juif ??".


" La Rafle". France. Mélanie Laurent rempile après Inglourious Basterds et Indigènes dans un éclaircissement de l'implication des autorités Françaises dans le cas de la rafle du Vel' d'Hiv.



" OSS 117, Rio ne répond Plus". France. Vu également dans ces colonnes. Les nazi sont la bête noire d'OSS 117 dans cette comédie ou il fait bon de rire du grand méchant loup.


"Les insurgés". USA. Le film Hollywoodien vantant la résistance.
N'ayant pas vue ce film, je citerais la critique de Télérama de Cécile Mury pour en parler et en guise de conclusion de cet article :

"il s'agit plus de donner l'héroïsme en spectacle que d'approfondir une quelconque analyse historique. L'enluminure hollywoodienne se marie mal, c'est peu dire, avec la gravité du sujet."



mardi 19 janvier 2010

OSS 117, Rio ne répond plus.


Ce volet d'OSS 117 commence se situe la meilleure partie de " la Panthère Rose ", film réalisé en 1963 par Blake Edwards et premier d'une longue série : dans un chalet en Suisse, au coin du feu et avec la même classe incroyable. En plus d'être une référence à ce film avec Peter Sellers, il partage avec ce dernier une parfaite équation, digne des meilleurs tiercé imaginable. Le fait d'avoir un réalisateur exigeant, un acteur qui incarne littéralement son personnage et un très bon compositeur de musique à la barre. Le trio Edwards, Sellers, Mancini qui ont fait des merveilles et durant plusieurs épisodes avec leurs saga est ici composé de remplaçant idéaux, poste pour poste. Tel que son le trio Hazanavicius, Dujardin, Bource. Le dernier étant quasiment inconnue du grand public, mais il déploie toute une gamme de musique sur des ambiances différentes, qui vont à merveille tout au long du film avec brio et classe, ceci selon les différentes situations dans lequel se trouve le meilleur des agents secret Français.

Le film suit le sentier qu'a si bien tracé le premier numéro; qui est celui d'une comédie d'espionnage frisant la parodie, mais suivant néanmoins une histoire, qui est à nouveau de déjouer les plans des nazis, mais cette fois ci au Brésil et une dizaine d'années après le premier. Ceci toujours avec un soin particulier à la photographie, qui est désormais héritière des années 60, en tant que récréation historique et surtout en terme de choix esthétisant et de référence filmique. Cela au niveau d'un certain cinéma à l'ancienne et de part quelques délicates citations de films à travers des plans soignés. Le principal problème était alors le doute sur la viabilité du film étant donner le risque de se répéter. Qui est vite déjouer de part l'attachement des scénaristes à pousser aux confins le personnage d' OSS 117 et les limites de rire du politiquement correct, chose rare à notre époque, et qui est à noter.
Le seul problème s'il en est, est alors que l'histoire peine par moment à se développer par elle même, tant les situations et les gags s'enchaînent à vitesse vertigineuse et de maniéré toujours aussi drôle. Il est déjà très facile de rire du personnage si stéréotypée que fait à merveille Jean Dujardin. Mais il est toujours lieux de rire, de part de la force des situations dans lesquelles il s'embourbe. Ceci avec son comportement d'un autre temps, totalement dépassé et qui se trouve hors de propos face aux situations auxquelles il se retrouve, avec toutes sortes d'âneries qu'il peut déballer avec son aplomb si particuliers et avec l'assurance de bien faire surtout. Aussi avec son rictus, celui-ci si particulier qu'il prête au personnage. Il amène souvent à rire des situations dans lesquelles il se trouve et où il agit selon ces concepts, mais surtout peut amener le
spectateur à être choquer parfois par sa bêtise effarante, fait rare et étrange, résultat de gène et de rire entremêler. Qui est le fait d'une grande liberté de ton qui est ici déployer et totalement décomplexé de la partie artistique du film. Afin de se moquer de l'assurance de ce fossile qu'est l'agent Hubert Bonniseur de la Bath.

La production, elle est très bien tenue et s'attache également à faire de ce film un produit ambitieux sur le terrain de la comédie, tous ses aspects sont soignées. Les second rôles ne sont pas que la pour soutenir Jean Dujardin; Pierre Bellemare en chef de l'OSS est exquis, les personnages féminins sont belles et intelligentes à la fois et jusqu'au méchants nazi qui sont drôles à souhait. Tous ne sont pas juste le fruit d'apparitions quelconque et se justifient dans l'histoire. Le film est élégant dans son ensemble et ne va pas dans le sens de la blague facile et dans la répétition que peut être une suite banale, se reposant sur ses acquis et un public conquis. Il ose rire de beaucoup de situations, autant sur le plan de la blague des plus osées et même aussi avec finesse par moment, frôlant l'absurde. Une scène qui me fait particulièrement rire est celle où il tente à plusieurs reprise de se garer en créneau devant un édifice, alors que le temps presse par exemple, et qui est d'une savoureuse facture a l'ancienne. Mais aussi avec force dans ses propos et n'hésite pas à sacrifier de la sorte son principal héros, pour l'inclure dans la farce, pour se moquer de lui et de ses idéaux. Tous ces éléments portent un film très drôle, où le personnage principal est dépassé par son comportement et ce qu'il croit représenter. La formule du premier fonctionne toujours et est améliorée en somme. Pour terminer, on ne peut que vouloir désirer que comme il y a eu différentes péripéties de l'inspecteur Clouseau, il y en ai autant de l'agent OSS 117 quelque part. Voir ce type dans différentes situations, pour donner lieu et marge aux scénaristes de pouvoir s'en donner à cœur joie en devient jubilatoire à bien y penser. Même si la Panthère Rose s'est engluer dans des suites moyennes parfois, on ne peut que vouloir voir d'autres aventures avec ce même schéma en France. Des histoires tel que " OSS 117 à Bombay !" , avec pour méchant Sacha Baron Cohen et comme partenaire de jeu Florence Foresti, par exemple. Si le public suit et surtout si les films sont toujours aussi bon, autant en faire de prestigieuse productions alors. Quand les films sont si bien réussi, il n'y à alors pas de plaisir à bouder mais de soutenir et vouloir s'attacher a une démarche d'un film qui ose rire de tout et avec une grande classe dans ses manières. Un numéro 3 se situant en Afrique semble déjà en chantier pour 2012. Ce sera sûrement le dernier, malgré le sillon qu'ont creuser les différents protagonistes du succès de cette franchise, et leurs volonté affiché de s'arrêter la pour ne pas en faire trop.

Deux choses pour finir, l'un sur un caprice et l'autre sur une idée de ma part. L'histoire aurait pu faire un détour par le pays voisin, l'Uruguay. Ceci afin de pouvoir justifier entendre la chanson de Gainsbourg, " SS in Uruguay " et qui aurait coller parfaitement au film. Car il aurait été des plus à sa place dans ce contexte, de part les paroles sur les regrets d'anciens nazi exilés. Le seul regret sinon, la seule touche esthétique qui aurait amené quelque chose de plus à cet opus airait été de danser autant au rythme de la samba, qui est celle du rire et de la comédie que celui de la bossa nova, avec sa part de tristesse mêler a l'allégresse. J'aurais pris plaisir à voir cet agent secret se poser pour réfléchir. Que ce soit à l'amour, à la destiné, à son combat perpétuel contre les nazi, ces seuls adversaires à sa taille, à croire que sa bêtise vaut de défier sans cesse les vestiges de l'empire nazi. Juste un passage quelque peu triste, voir métaphysique aurait pu faire rentrer ce personnage et le film dans une direction intéressante, voir surprenant d'audace dans son registre. Comme c'est le cas assez souvent dans les films de Michael Mann par exemple; il y à comme une pause narrative parfois en son sein, où les personnages sont des plus vivants alors à l'intérieur du récit, car on les voit vivre dans le quotidien, aller dans un autre sens que celui du film leurs imposent.