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jeudi 29 septembre 2011

Blackthorn



Le western ne ressuscite pas chaque fois qu'un film de ce type est produit, il est comme tout autre genre et style. Il est présent dans l'inconscient, que ce soit celui des spectateurs tout comme des réalisateurs, étant tout d'abord eux aussi spectateur  de ces derniers. Il fait partie d'une catégorie assez ancienne ou le spectacle avait une composante épique, chose qui est à présent galvaudé voir désuète de la part de la production mondiale, et qui est au mis au gout du jour par des cinéaste soucieux de faire des films comme antan et garde ainsi tout son charme. C'est dans cette optique que que sort Blackthorn, ces grands défauts sont cette volonté de tout expliquer par des bancs titres au début et  ces nombreux flashback de la jeunesse de Butch Cassdy et le Kid que ne peuvent eux remplacer ceux joué par Paul Newman et Robert Redford, qui n'apportent que très peu au film et ne font que le saturer  d'informations inécessaire.

La première partie est assez plate, elle respecte les codes du western. De beaux paysages, de beaux plans avec des travelling magnifiques, des indiens, des gentils, des cowboys et un passé glorieux emplie de liberté. Sur lequel se greffe l'histoire (fictive ou pas on s'en fiche) de Butch Cassidy supposé mort qui s'allie à présent avec un jeune ingénieur espagnol pour faire un dernier coup. Mais au  bout d'un moment le film change sans que le spectateur s'en aperçoive.
Mais à partir de la, le film change, ce qui était purement figuratif avec des références aux classique du genre, devient politique et philosophique. Le but qu'ils pourchassent tout deux est vain est non pas remplie d'idéaux et de liberté, mais bien pourrie. Comme dit le vieux gringo, " dans quelle époque on vit !!".
Une scène de type dramatique entre Butch et l'inspecteur qui le poursuivait semble être l'antithèse complète de la fin des Misérables, la ou Javert se résout à ne plus poursuivre Valjean car il se rend compte qu'il est bon, dans Blackthorn, le shériff américain aprés avoir admirer le talent du bandit qu'il recherchait et poursuivie le laisse partir aussi. Mais le laissant face à sa morale, car il est lassé de le poursuivre, préférant garder pour lui l'image d'un bandit d'honneur et non celui d'un minable pilleur.
Donc le film devient moral en second lieu et donne plus de relief à l'ensemble qui semblait très académique à mon gout, et laisse un très bonne impression à ce western à la fois classique dans ces formes, mais politique par la suite. Par exemple la fin ressemble un peu à celle du " Le bon, la brute et le truand", mais la conclusion en est différente. Tuco par exemple est bien meilleur que l'espagnol, est la conclusion du film est bien différente, ou chacun mérite son sort.

mardi 15 février 2011

Reportages sur Pierre Etaix.

"Le génie, disait Jerry Lewis, je sais ce que c'est car je l'ai vue deux fois. La première en lisant la définition dans le dictionnaire, la seconde en regardant les films de Pierre Etaix."
                                                                                                    Tracks, Arte Tv.


Peu donc est nécessaire de dire et de parler sur le genre comique et surtout sur le slapstick, car par définition il est visuel. Il ne peut être raconter que par la situation de mise en situation, et non par ses actions. Il appelle à une fonction du rire, qui malgré toute l'intelligence et l'analyse que l'on peut lui apporter, ne lui apporte rien et ne l'embellit guère.
Encore moins si les questions sont absurdes, comme dans certaines interview. A continuation, une compilation de quelques vidéos ou il est question de lui et de son œuvre, avec plus ou moins de pertinence.

mardi 11 janvier 2011

Voir défiler les choses

The Party, Blake Edwards, Peter Sellers, Henry Mancini.  1968.
1:54 
 
Voici deux scènes de films avec les comiques impliqués dans un post précèdent, afin de signifier le talent  évident de ses deux protagonistes, mais à diverses échelles et à travers un exemple d'ordre similaire. Ces deux moments sont la preuve que par le même gag visuel d'un élément qui échappe totalement à celui qui l'utilisait. Qui est le papier toilette qui n'arrête pas de tomber dans le premier, et du même phénomène avec les sacs pour emballer les fruits dans le deuxième. C'est le même recours, on constate la répétition d'une forme, dans un autre contexte, tout en gardant la force comique de l'action.
Le premier est totalement burlesque, quasiment muet. Il est le résultat du pire et du plus drôle qui puisse se produire dans des toilettes, même les éléments deviennent absurdes et improbables envers celui qui vient dans ce lieu si anodin. Le deuxième, moins drôle car plus grotesque, mais toujours dans un lieu aussi domestique, qu'est le supermarché. Il est de nature commune envers un objet du quotidien, qui révèle lui aussi sa porté comique, envers celui qui ne s'y attend pas. Au grand bonheur du spectateur, encore une fois.
Grâce à cette même idée dédoubler, inspiré du quotidien, le comique de situation s'infiltre dans le plus banal.

  Naked Gun 33 1/3 : The Final Insult, ZAZ, Leslie Nielsen. 1994.
0:20 

lundi 3 janvier 2011

Un seul dieu ( l'humour) dans trois manifestations ( Chaplin, Sellers, Nielsen)

A vous de mettre un des nom sur chaque différents adjectif de ce schéma.
  
Dans une récente émission à la télévision consacrée au cinéma, il était question d'humour lors d'un débat entre plusieurs participants. Michaël Young était présent et évoqué également le récent décès de Leslie Nielsen. Père de l'absurde et maitre absolu de la comédie moderne contemporaine et même plus, dans lequel Young ne peut que reconnaitre un exemple et y faire des éloges. Dans une grande sagesse, il l'évoquait avec nostalgie et en le plaçant dans une continuité d'une façon de faire de l'humour, et  en le plaçant ainsi au panthéon des grands comiques, avec Charles Chaplin et Peter Sellers comme référent et dans une certaine forme de continuité, que dans les deux derniers, à chaque fois il y ai un peu de son prédécesseur. Il formait pour lui une trinité, dont chacun des deux derniers récupérait un flambeau, un héritage et allaient ainsi au-delà à chaque fois. Ce n'est pas un acquis pour chacun d'avoir était adoubé de leurs temps, de tout temps les comiques ont lutter pour s'imposer et faire reconnaitre leur talents par leurs contemporains, souvent ce fut  bien longtemps après leurs époques ou ils méritent alors la gloire et sont sanctifiés la plupart du temps après être  disparues. Dans cette optique, il est bon la reconnaissance ces derniers temps, grâce à la ressortie des films de Pierre Étaix , pour lui rendre la place qu'il mérite dans l'histoire du cinéma.

  Donc, ces analogies de Young sont peu concevables, étant donné le talent des deux Anglais, dont l'évidence est claire, et surtout celui qui a la plus courte fausse moustache des deux. Mais avec le temps,  l'histoire de la comédie au cinéma vit arriver la parole et du alors s'adapter, finit le slapstick et le grotesque muet et son apogée. Malgré tout, Sellers est un grand à l'heure de jouer sur un ton burlesque, digne de la génération passé. Il s'est faire le bête à merveille, il utilise son corps de manière risible assez souvent, que ce soit sous un déguisement ou en ne plissant pas un mot, juste avec sa présence il est souvent insupérable à pouvoir ainsi décrocher un sourire chez le spectateur. A quoi il rajoute un grand talent pour la comédie et un sens inné de l'interprétation très profond de ses personnages, allant du registre de la comédie jusqu'au drame, ceci de manière passionnée et sincère. Il réunit toutes les qualités du cinéma parlant et muet en le voyant sous ces deux angles d'approches. Il suffit parfois de le voir sur l'écran pour sourire et qu'il ouvre sa bouche pour rire aux éclats.

  Difficile semble-t-il de faire mieux, non effectivement, mais pire oui. Dans un registre donné, il faut souvent aller au delà de ce qui s'est déjà fait, se basant sur ce qui fonctionne, en y apportant autre chose et en innovant pour faire évoluer le style et peut-être ainsi imposer de nouvelles normes. Leslie Nielsen n'était pas un comique à la base, n'y même un grand acteur, souvent vue à l'écran comme acteur secondaire et encore moins drôle. Il a joué dans un grand classique de la science-fiction des années 50,  " la Planète Interdite", où le robot Robby était plus connue que lui et dont l'histoire est une transposition de l'œuvre de Shakespeare la Tempête sur une planète lointaine. Dans les années 70, il joue dans le film catastrophe "Poséidon" le commandant de bord, de manière totalement anecdotique et de façon lointaine. Un de ses meilleurs rôle même ayant commencé sa carrière comique, est celui d'un mari trompé devenue un assassin dans un sketch du film " Creepshow".  Il n'y avait rien chez lui qui invitais au rire, de par sa grande taille, son air sérieux et son côté professionnel, toujours  occupé à autre chose. Mais le tournant et le succès de sa carrière interviennent fort dans tard dans la sienne, avec " Il y à t'il un pilote dans l'avion ?". Qui est une absurde comédie et une parodie de film catastrophe devenue un modèle du genre. Groucho Marx a eu dit une fois  ce que semble un règle primordiale de la comédie; ceci concernant une de ces actrices qu'il trouvait superbe et insupérable car elle ne savait pas qu'elle faisait une comédie, et pourquoi ces réactions et son comportement était bien meilleurs car elle ne jouait pas, et  qu'elle n'avait pas besoin d'en savoir plus.C'est un peu le même principe pour Nielsen, mais lui n'a pas le physique de l'emploi, mais joue avec cette image et au fait de ne pas sembler être à sa place. 

Il va donc plus loin dans l'absurde que ses prédécesseurs, à son âge de gloire et avec des cheveux gris, on est un monsieur respectable, avec beaucoup d'expérience et de sérieux. Voilà ce qu'il dégage comme éléments extérieurs et qu'il détourne à travers ses films comiques par la suite. Chaplin et Sellers avaient leurs jeunesses, les déguisements, la vitalité et leurs côtés polisson pour faire rire, alors que lui c'était vraiment tout autre chose. Une respectabilité du sérieux mis à mal depuis l'intérieur même.

dimanche 7 novembre 2010

No need to you to talk


Gene Sheldon, voici un nom qui ne dit rien du tout à personne. Mais le personnage qu'il a longtemps incarner lui oui, tout le monde s'en souvient, avec nostalgie le plus souvent. Ce fut l'interprète de Bernardo, le domestique sourd muet de la série de Disney "Zorro". Ce type est un génie, peu de doute la dessus, de par son talent dans sa forme de s'exprimer sans un mot, malgré avoir tout l'usage de la parole. Tout le monde se souvient de lui alors qu'il na jamais prononcer un seul mot a l'écran. Sa vocation était d'être un comique muet à la base, faisant de la pantomime son registre et par cet art totalement désuet, exprimer ainsi par le seul regard, avec une science des mouvements exprimant alors toute sortes d'émotions. Le même art qu'exercer Charlie Chaplin et Harpo Marx, à leurs débuts, et qui ont été ces deux grands modèles. Comme ces derniers était fort connue par la suite, il resta alors des documents d'eux attestant de leurs grand talents. La pantomime est un art du spectacle qui alors durait l'espace de la représentation, et ou les caméra ne voulaient ou ne s'intéresser guère alors, pour le peu d'intérêt visuel que cet art pouvait susciter, surtout à l'heure du spectacle musical, dans tout ses largesses. Sheldon était également un musicien doué, qui plus est, et il combiner alors les deux arts dans un spectacle alliant la musique au rire.

On peut trouver sur internet certaines de ces prestations sur Youtube, au fait son nom est Gene Sheldon.






lundi 30 mars 2009

Stolen Art.

Stolen Art. Documentaire, Belgique, 2007, de Simon Backés, 57 minutes.


Stolen Art est le nom d'une exposition ayant eu lieu a New York en 1978, que l'artiste Tchécoslovaque Pavel Novak présenta. Celle-ci comportait des tableaux de grands maîtres, tel que Courbet, Van Gogh, Rembrandt, Malevitch. Tous ces tableaux était à la vente alors pour une somme des plus modiques, étant des chefs d'œuvres reconnu de la peinture.
L'ambiguïté étant de mise car il ne révéla pas si ce fût des originaux où des copies quasiment parfaites. Cette exposition fût alors fermer par le FBI pour expertise, où un propriétaire d'un Courbet récupéra soit disant l'original qu'il croyait posséder. L'enquête se termina la pour le bureau fédéral.
Le réalisateur enquêta sur ceux qui ont côtoyé l'artiste en question alors et en interrogeant les dirigeants des musées où sont conserver les originaux, ceci à l'agacement quasiment général des institutions basés au quatre coin du monde.

Que faut-il alors à une histoire et à son personnage pour devenir un mythe ?
Que celle si soit bouclé en général, qu'il n'y ai plus rien après, juste une trainée de poudre, pour paraphraser Usual Suspects. Pas de suite à un film légendaire, pas d'œuvre posthume après la disparition d'un artiste, par exemple. Ce type d'histoire peut autant se passer il y à deux mille ans où bien le weekend passé et résonner encore pendant des temps immémoriaux, sachant son importance. Cette histoire aux yeux du réalisateur en est devenue une, qu'en était t'il réellement du vrai du faux dans cette histoire ?? Pourquoi il n'y à t'il pas de trace de cette histoire après coup dans la presse où dans les archives du FBI ? John Edgar Hoover les aurait ils récupérer ? Serait-il dans une cave à l’abri oubliés ??

En bien où en mal le film pose plus de questions qu'il n'offre de réponses, car celle-ci sont assez dérangeante pour les institutions questionner. Remettre en question une œuvre, acheter souvent à prix d'or et mettre en cause son authenticité, rien que ça viens à les nuire, l'appareil étatique ne se trompe jamais ni ne demande pardon.


La question est alors du côté du geste artistique de son auteur, celui de la réappropriation, celui de la redistribution selon les mots de l'artiste, dans la seule entrevue qu'il à eu accordé. Thématique très sociale, de laquelle Novak poussa les limites du geste jusqu'au bout, se mettant dans l'illégalité. Élément pouvant être vue de manière ironique aussi, pour lui ayant fui le bloc de l'est qui se voulait celui des tous égaux, tous pareil. A savoir aussi par la suite comme pour le cas de l'auteur Thomas Pynchon, si le fait qu'il n'y ait personne derrière l'œuvre pour la relayer physiquement et si celui-ci existe bien réellement, ce fait rajoute en effet plus de mystère à l'œuvre. En Tchéquie, se prénommer Pavel Novak est bien courant, quasiment banal, et peu sonner assez faux, tel qu'un Jean Durand, John Smith où Juan Sanchéz en occident.
Il y à aussi cette figure d'Andy Warhol qui plane tout au long du documentaire et sa vision de l'art si particulière. On le voit d'abord lors des quelques images prises lors de cette exposition à New York, regardant les tableaux, citer aussi par la suite par un peintre Italien , faisant des copie revendiquer de grand maitre pour l'éloge de la reproduction en série de l'art, auxquels il se rejoignez tous deux. Aussi par le seul qui à eu côtoyer Novak, le critique d'art Tchéque Mihalik, celui qui en sait le plus sans rien dévoiler du mystère. Pouvant être autant le Keyser Söze du coup, où juste un partisan des idées de l'artiste. Warhol, lui même d'origine Tchécoslovaque (Varchola ,de son vrai nom) dont les idées revinrent vers la Bohème pour que Novak se les réapproprie, avec une attitude postmoderne mais dans le style classique.


Le doute reste entier alors sur ce geste, celui-ci extrême d'un artiste voulant rendre la beauté elle même copier sur des toiles mais ne pouvant être reproduite. Lui laisse le doute et renvois alors dos à dos marché de l'art et passion artistique.

dimanche 15 mars 2009

Alain Bashung, American Beauty.

Il est toujours un exercice périlleux de faire l'éloge funéraire de quelqu'un, encore plus si on ne le connais pas de forme intime, mais seulement de forme artistique. Le discours ne va alors que dans un sens, celui des compliments, de la perte immense, du manque qu'il génèrera dans le panorama artistique et musical. Sachez alors que dans ce cas précis, celui que laisse Alain Bashung derrière lui est énorme dans la scène musicale Française, par son goût littéraire, par son engagement à toujours offrir un spectacle plus qu'honnête. Il était devenue un gage de qualité. Ceci autant sur les paroles des auteurs qu'il employer, celle-ci donnait toujours à réfléchir et libre court au subconscient et au différentes interprétations qui pouvait leurs être attribués.

Tout le monde est surpris ce matin de dimanche 15 Mars, alors que le ciel est au plus haut aux lendemain de sa perte, médias comme anonyme regrette la disparition d'un si grand artiste. Que ce soit ses fans où juste des amateurs le déplore, tout le monde se rend compte du personnage qui vient de partir, derrière ces lunettes et avec son honnêteté incroyable. Jamais cynique sur le métier qu'il faisait où sur les récompenses qui lui était octroyer, lui même se surprenant de les recevoir et tout le monde qui était a ses coté pensant, "merde, mais c'est Bashung quand même". Digne jusqu'au bout, il fit sa tournée jusqu'à ne plus en pouvoir physiquement, il vint sur les plateaux de télévisions avec toute sa classe mais ne pouvant occulter les dégâts de la maladie sur son corps, sans se plaindre et en générant une vague de sympathie pour les plus profanes. Lors des dernière Victoires de la musique, il n'y à que quinze jours encore, il chanta, reçut ses prix et fût ovationner comme personne. Toute la profession lui à rendu hommage par peur de ne plus le revoir, ce qui est le cas désormais, à se demander si les hommages du vivant de l'artiste ne sont pas parfois forcer par le temps. Même de l'autre coté de son écran lors de cette soirée fourre-tout, on ne pouvait qu'être émue voir touché par le personnage, bien que fortement amaigri mais avec tout sa classe légendaire.

Il a travailler à ses débuts avec Dick Rivers, son double on pourrait dire en quelque sorte, un autre qui su rester droit dans ses bottes et ayant aussi su transposer une certaine musique typiquement américaine à la France, voir même country. Celle-ci également crépusculaire à l'ombre de sa vie et de son passé glorieux, comme à celle de son œuvre de plus de quarante ans et lui aussi ayant signé un dernier album fait de collaboration qui frise la perfection de par son émotion et sa justesse. Cela ne m'étonnerais pas que Dick Rivers soit le prochain à rentrer dans la légende de la chanson, espèreront seulement que ce soit de son vivant.
Toute les collaborations de Bashung passant de Serge Gainsbourg jusqu'à Gaetan Roussel était marquer pour lui d'une volonté de travailler soigneusement et tenter de nouvelle choses à chaque reprises, que se soit au niveau musical et une volonté afficher de faire du rock à la française, de voir que s'était possible de le faire pour offrir à la chanson un qualité rigoureuse dans son registre. Surtout avec le parolier de ses plus grand succès, tapit dans l'ombre, qui est Jean Fauque. Sachant lui offrir des textes remplie de beauté troublantes, d'images lancinantes et de pureté. Une des rares fois où il travailla de son coté, Bashung fit de " L'imprudence " une merveille de disque, mais difficile d'accès, de part sa psychologie artistique poussé.

Ce rocker, qui devint un chanteur à succès sans se renier, rentrera dans la légende de la musique française. Non pas en se crachant en avion où mourant à l'age de 27 ans, comme le firent beaucoup de ses modèles Américains, bien que le vice, celui de la cigarette est aussi à l'origine de son départ, tout comme Gainsbourg, mais la question n'est pas la. Il restera néanmoins dans les mémoires en ayant imposer un genre, en transposant une esthétique musicale étrangère en la fusionnant à un goût prononcé de la lettre française. Alors, comme dit une de ses titres, pourquoi rêvez vous des États Unis ??

samedi 7 février 2009

John Carpenter, le charpentier du cinéma.

John Carpenter est avant tout un gars cool. Il est un peu comme Tom Savini, le spécialiste des effets spéciaux faits à mains. Un mec de soixante ans mais avec la mentalité d'un adolescent figé dans les sixties. Il aime regarder des films d'horreurs, parler de Comics avec ses potes cinéastes et mater des matchs de basket, ceci en fumant des joints. Il n'a aucunes prétentions sur le plan artistique, si ce n'est celle d'être un type qui fait des films d'horreurs et s’étonne toujours du succès, de son "œuvre", et particulièrement en France. Il n’est peut être pas un artiste dans le sens classique du terme mais c'est un des plus grands réalisateur encore vivant ( tout comme le pense Nicolas Saada, des Cahiers du cinéma ) et cela nous suffit car cela se voit dans ces films. Il fait du bon cinéma, divertissant, rythmé et jouissif. Il n’en demeure pas moins inquiétant dans son propos et ça sur des sujets traités via ce qu'il fait le mieux, le film de genre.


Il jouit d’un prestige sans précédent loin de chez lui, outre-atlantique, en France, lui-même le reconnaît et s’en amuse en ne le prenant pas aux sérieux. La prestigieuse revue « Les cahiers du Cinéma » ont édité en DVD il y à quelques temps déjà, quatre de ses meilleurs films dans sa période des années 80, avec des versions remastérises, des documentaires différents à chaque film et de nombreux suppléments sur sa filmographie. Plusieurs documentaires déjà lui ont été consacrés, c'est en tant que fan et professionnel du documentaire qu'ils sont allés lui rendre visite sur place, à Los Angeles, comme on rendrait visite a un héros, (un type qui aurait sauvé le président retenu sur une île par des taulards, par exemple). Il n’y a pas que sa domiciliation de pirate à Hollywood, de marginal qui le rend si populaire chez nous. Non, c’est avant tout son style, mais plus encore son héritage filmique qui le rend si intéressant, si applaudit dans notre pays. Il pourrait même être affilié à l'école «hitchcockohawksien», si ce n'était pas aussi pompeux, ( terme si cher à la bande de tête de Turcs à André Bazin, dans les débuts des Cahiers ). Il à cette façon si particulière de réaliser un film en studio. Il sait tirer le meilleur parti d’une histoire souvent banale, tiré d’un roman de gare où encore d'une bande dessiné moyenne. Il fait de la réalisation et de ses acteurs, une religion, il sait conférer, insuffler une autre dimension que celle que l'on peut apprécier aux premiers abords. Il adopte une façon classique de réaliser, comme avec le quatrième mur comme invisible, avec le moins de mouvements de caméra possible, insinuant une mécanique visuelle sophistiqué, comme faisait les deux grands réalisateurs de l'équation magique par la seule force du cinéma. Cette recette si prolifique, nous pose un constat de dix-sept films magnifiques aux long de sa carrière, ainsi que de nombreux travaux pour la télévision, pour Hollywood, ça c'est un gage de respect, surtout pour une mec qui vient d'un milieu plutôt raillé, comme le film de genre.



Comme si ça ne suffisait pas, il est bon de préciser que c'est lui qui à composé quasiment toute les bandes originales de ses films, dont on pourrait aussi traiter et analyser sous tous les revers, de part sa grande habilité à créer des ambiance sonores si oppressantes et originales. C'est un véritable artisan, un orfèvre du cinéma et il compose chacun des titres de ses bande originale comme un vernis qui figera dans nos cerveaux, ses images animés.

Bien que pratiquement toutes instrumentales (hormis l’hilarant « Big Trouble in Little China », avec son groupe The Coupes de Villes), les morceaux, dépeignent cette folie, cette aliénation de l’être par la ville dans un contexte moderne. Ces boucles répétitives et lancinantes, suscite l'angoisse que peut provoquer ces images et en appelle à une certaine humanité en chacun qui nous permets de faire face a l’ennemie tapis dans l’ombre, où encore comment résoudre le problème avec ces semblables. Même lorsque dans son film le plus aboutie, autant artistiquement que dans son compromis hors du happy end si cher à Carpenter, qu'est The Thing. Le rôle du compositeur est alors attribué au grand Ennio Morricone, pour lui laisser toute la place à une réalisation qui fût laborieuse au Canada et en Alaska. Carpenter alors ne trouve qu'a lui dire " moins de notes, maestro."

En deux mots comme en cent à travers ces image et sa musique : "reste cool".


mardi 3 février 2009

I'm Not There, de Todd Haynes.


" I'm Not There" est à la fois un film qui traîne quelque longueurs mais qui est avant tout un bon film. Long car il fait plus de deux heures pour établir son discours, mais casant à chaque fois la narration qui est fait d'épisodes successif, exercice qui est toujours périlleux et dont la qualité s'en fait forcément ressentir. Certains d'entre eux deviennent interminable, on n'en voit plus la fin et peuvent arriver à être fatiguant, par contre d'autres passage en viennent à être trop court pour le goût du spectateur, de par leurs qualité intrinsèque, différente à chaque reprise. Il est à la fois bon car original dans son langage, il joue avec les formes de la fiction; 6 acteurs, de différents âges et de divers physique pour jouer la figure qu'est Rober Zimmerman, alias Bob Dylan. Cette rhétorique est astucieuse, car il ne vient pas figer sa figure dans un profil physique. Il à connue diverse périodes à ses débuts et tout au long de sa carrière, tout autant stylistique que moralement.

Le plus intéressant est encore je trouve les allégories du film. Je craignais qu'il soit un long métrage comme celui sur Johnny Cash, "Walk the Line", bien construit et réalise mais assez plat pour évoquer un personnage avec autant de relief et beaucoup trop bref, sur deux heures de long métrage sur sa personnalité et sa carriére. Ça aurait même pu tourner à la farce si Dylan avait renvoyé les ascenseurs envoyé dans "Walk the Line" sur leurs relations entre les deux artistes. Ici nous sommes dans un autre type de biopic, pas celui qui raconte une enfance, un élément déclencheur, la voie du succès et les doutes de l'artiste. Il ressemble beaucoup plus à celui d'un autre artiste, tel que celui consacré sur le peintre Gustav Klimt, autre artiste où aussi l'imaginaire à eu une place forte. Et fort différent de ceux traités sur les autres figures de la musique vu récemment. Ce n'est pas une biographie littéraire, c'est une variation sur le thème de la vie de l'artiste. Ici même les noms sont souvent changés, des personnes sont reconnues à travers eux pour donner à réfléchir au spectateur sur le où les sens, car il sait déjà en partie l'histoire qui lui va être compté, donc les variations rajoutent une lecture dans ses allégories.

C'est le même cas que dans les vieux jeux vidéos de football, surtout International Superstar Soccer, l'ancêtre des P.E.S. . Autrefois sans licence officielle à ses débuts,où les noms des joueurs étaient changé par des noms approximatifs mais au physiques et aux qualités similaires. Mais où on retrouver facilement ses idoles, en cherchant bien.

lundi 2 février 2009

sonny boy williamson 2


On ne sait pas quand est née ce démon, certains disent 1912, lui 1889. Ce dont on peut être sur c'est que Rice miller, de son vrai nom, a connu les plantations et la misère du Mississipi.
Comment exprimer a sa juste mesure ce qu'était et ce que sera éternellement ce génie aux tripes rongées par le scotch, le whisky et le bourbon.
Il utilisa le pseudonyme de Sonny boy williamson 2.
Réinventa l'harmonica, il n'avait besoin de rien, seules, ses tristes lèvres et sa voix infernale, écouter Sonny c'est passer un pacte avec la folie, la tristesse, la solitude, c'est se laisser envahir par la force d'un géant.
Il commença le voyage qui le mena au panthéon des plus grands dans les années 30, après avoir quitté la ferme du bon "m'sieu".
Il rencontra Elmore James, Howlin'wolf et bien d'autres, avec qui il réveilla le diable plus d'une fois, il devient petit a petit une figure locale incontournable, mais sa véritable carrière commença au début des années 40 avec un show régulier sur les ondes de la KKFA.
il acquit la reconnaissance du grand publique grâce aux publicités qu'il faisait sur cette même radio, publicités pour la farine King Biscuit, pour laquelle il devint une sorte d'égérie accompagné de Pinetop Perkins et Robert Lockwood Junior. Peu a peu, il délaissa la farine pour ne plus que tourner dans le Delta du Mississipi.
Sonny était le blues a l'état brut, ce qu'il voulait c'était jouer, laisser son âme pleurer se répandre. Il ne courait pas après les maisons de disques ce n'est qu'au début des années 50 qu'il signa son premier titre sous le label local Trumpet Records, qu'il fut contraint de quitter en 54 après la faillite de Lillian mcMurphy. Il fut transféré chez Chess records, un label basé sur Chicago. Rice ne sera jamais aussi productif que pendant cette période il enregistra plus de 70 titres. Mais ce que voulait Sonny était autre chose, il voulait cracher son blues au monde entier, c'est en 1960, qu'il fit la fameuse tournée qui allait le rendre immortel, tournée qu'il dut écourter a cause d'une bagarre pendant laquelle il blessa grièvement un imbécile.
Il rentra au pays, la légende avait prise maintenant plus rien ne pourrais arrêter le messie.
Sa dernière tournée fut l'America folk blues festival, il revint fourbu et très affaiblit auprès de sa femme pour ne plus jamais repartir...
il est dit que Sonny mourut un jour de mai 65, certains disent le 23 d'autres le 25.
Voila, ce qu'était Rice Miller, un homme sans âge, voila ce qu'est Sonny Boy Williamson, une histoire sans fin.
Bye Bye bird...