Chapeau
à Arte pour hier soir d'avoir diffuser ce film, qui de par son style et
sa critique est une attaque aux valeurs télévisuelles actuelles et en vogue.
Cette
longue introduction dans la casernes et cette grammaire télévisuelle
tellement présente en Espagne est restitué à la perfection dans sa bêtise. Ou à présent chaque chaine à son programme
quotidien en direct sur le quotidien les gens de la rue. L'intelligence du film est
déjà de nous présenter l'envers du décors, dans les rush et les non dits
de ce genre de reportage qui ne cherche que le racoleur.
Après
avoir poser les bases réalistes et critique du film celui ci s'assume en
tant que film d'horreur fauché mais gonflé. C'est le principe du train fantôme par
excellence, de la tension, du sang, une intrigue qui tient la route.
Rajouté
à ça encore de la suspicion entre les protagonistes, un racisme
quotidien que ne dit pas son nom entre les voisins et la caméra sur
l'épaule d'un des protagonistes font de ce film une œuvre terriblement
originale pour le cinéma tout simplement ,de part toutes ces qualités.
Quel magnifique hommage à la ressortie des films de Stanley Kubrick que de lui donner une nouvelle lecture. Comme quoi, la réalité dépasse toujours la fiction.
Parodie de Shining realisee par Olivier Chapelle pour
Par ordre de sortie et non un classement quelconque :
Un film poétique sur des préoccupations bien réelles.
En Espagne, il ne se fait pas que de bons films d'horreurs. Mais aussi des films aussi prenants et actuels. Produit l'an passé, et vainqueurs de 8 Goyas. Parallèle au thème et au succès d'un Prophète ici.
Mélange total des genres. Film qui commence comme un film de guerre, et fini par une histoire d'amour impossible entre un vieux transsexuel et son jeune amant à Lisbonne. L'avant dernier plan du long métrage est d'une beauté sans nom.
Pas encore sortie en France, mais vue dans un festival. La famille moderne qui éclate. La comédie dramatique au sens le plus noble, car plausible. Buñuel et Pasolini sont passé par la.
La blague qui devient réalité. Le premier super héros Chicano.
Playlist ou figure la plupart des morceaux de la compilation des thèmes sélectionnées dans le disque de l'émission " Nova fait son cinéma", par Nicolas Saada. Lorsque ce dernier travaillais alors à Radio Nova et s'occuper de faire découvrir aux auditeurs des bandes originales de films, autant rare que précieuse. Certaines d'entre elles ne sont pas sur Youtube, ou ce n'est pas le thème exact et je les ai donc remplacés par d'autres travaux du compositeur en question, ou par un extrait du film ou elle est jouer.
Morceaux différents :
2 - Theme for Three au lieu de Wait until Dark.
3 - Don't blow it de "Solaris", au lieu de What he Gonna say ? de " The Limey".
4 - Même titre et même auteur, mais film différent. "The Egyptian" au lieu de " 5 fingers, Cicero".
Le groupe Français Zombie Zombie refait dans son clip une version de " The Thing" en jouet. Ils continuent dans cette voie, avec très prochainement l'édition d'un maxi de versions de Carpenter.
Armand Van Helden. Le principe de " They Live" est repris dans ce clip sur de la house music en guise de message subliminal. A savoir après si c'est ironique ou sérieux.
Toujours le principe des lunettes pour Bad Religion. Cette fois-ci l'inspiration sert un autre propos.
Dans le cinéma, le principal inconvénient dans la mise en scéne correspond à la durée de celle-ci. Elle doit être relativement courte afin que le spectateur ai saisie de quoi il s'agit dans un laps de temps, qui est conventionné avec le scénariste ou le réalisateur. Les autres arts figuratifs n'ont pas ce problème la. Un livre se lit sans compte à rebours, intrinsèquement de sa qualité. Une photographie s'apprécie un instant et donne à réfléchir, par exemple. Le cinéma lui déjà en tant qu'objet animé laisse entrevoir le final de son discours. Pour ce faire, l'idée de fin doit prendre corps dans l'esprit de son créateur et doit servir son propos. Mais celui-ci ne correspond à aucune règle préétablie. Que ce soit une fin allant dans la continuité de la narration et qui s'impose. Mais sinon elle peut être un élément de surprise avec le public ou même d'incompréhension, dans le sens qu'il peut générer. En voici quelques exemples à travers différents genres.
- Final de film ouvert :
" Il y à deux genre de types dans la vie..." Final ouvert du "bon, la brute et le truand", avec le mémorable Tuco et Blondin.
Final de "In the Mouth of Madness", Le protagoniste se voit lui même dans le film que nous venons de voir.
- Besoin d'un Happy end ??
Final de "Risata di Gioia". La comédie à l'Italienne.
Final impressionnant de "Mulholland Drive", qu'importe alors le sens. Celui-ci correspond à vous de le mettre, l'émotion elle viens toute seule.
Ce film est exceptionnel, c'est une véritable oeuvre de génie. Ce n'est pas sa réalisation, sa photographie ou encore ses effets spéciaux qui le rende si sensationnel, mais son casting. Le synopsis est simple, efficace, un virus mutagène, transforme les hommes, les femmes et les enfants en une sorte de monstres cannibales.(ce ne sont ni des zombies, ni des vampires) Ce qui est amusant, c'est que les créatures sont un mix assez bien pensé de toutes les évolutions abordés dans les nouveaux films de genres, ils sont un peu comme les infectés de 28 jours plus tard, les vampires de Blade 2 avec un zeste des zombies de Land of deads. Enfin bref, les humains, eux, se cachent, ils ont peur, ne vivent que le jour (tiens ça me rappelle un film avec Will smith ça). En gros, ça devient invivable et c'est la qu'ils interviennent, un groupe légendaire, d'anciens soldats surentraînes, décapitent, égorgent et trucident c'est méchants, ils sont quatre et leur chef n'est autre que, STEVEN SEAGAL! Steven seagal...lorsque j'ai vu cette bande annonce, mon sang n'a fait qu'un tour, mais comment, pourquoi, qui?! Et comme si ça ne suffisait pas, un des membres de cette milice invincible, est Tanoai Reed, le cousin de THE ROCK...wouaaaaou Pour la production de ce film nous retrouvons nos amis roumains de Castel Film Romania, habitués du genre, avec a leur actif l'excellent "Ils", la première version, et deux volets de la saga des "Hellraisers". Viens ensuite Steamrollers, évidemment ce nom n'est pas totalement inconnu, c'est la maison de production montée par Steven seagal, c'est d'ailleurs intéressant de se rendre compte que pratiquement tout ses films sont auto-produit, que voulez vous c'est un artiste. C'est deux maisons et la MGM, qui elle n'est plus a présenter, confieront la réalisation a Ricardo Crudo, dont je ne connaissais que American buffalo et sa présence en tant que camera operator sur Donnie Darko, il réalise la donc son premier film. Le scénariste, Mathew Klickstein, avait participé au superbe opus d'American Pie, Band camp. En gros une équipe folle, un film de passionnés, parce qu'il faut bien être passionné pour faire un film pareil. Donc je trouve le trésor, dans le placard magique que m'a refilé Franck oz et m'installe. Lorsque le film commence je ressens la même sensation, en mille fois plus intenses, que la première fois que j'ai embrassé une fille, les mains moites, la poitrine qui se gonflent de soupirs incontrôlés...Le film répond assez bien aux critères du genre. Steven, bien sur, évolue tout au long du film de façon très naturelle, en fait je pense que Steven seagal, ne joue jamais de rôle, c'est juste des mises en situations de Steven seagal.
Je ne vous révèlerez aucuns passages de ce film, mais je vous rassure, Steven seagal est exceptionnel, il a un sabre et il court toujours avec des très petits pas, sort de nulle part, comme si on lui avait dis "c'est a toi Steven".
Que dire de plus, je n'ai rien a ajouter si ce n'est, n'attendez pas ce film au cinéma, il ne sortira qu'en DVD. Il ne faut évidemment pas essayer de le télécharger, c'est illégal.
et comme dit Steven, "moi aussi j'ai envie que vous voyez le jour a nouveau..."
John Carpenterest avant tout un gars cool. Il est un peu comme TomSavini, le spécialiste des effets spéciaux faits à mains. Un mec de soixante ans mais avec la mentalité d'un adolescent figé dans les sixties. Il aime regarder des films d'horreurs, parler de Comics avec ses potes cinéastes et mater des matchs de basket, ceci en fumant des joints. Il n'a aucunes prétentions sur le plan artistique, si ce n'est celle d'être un type qui fait des films d'horreurs et s’étonne toujours du succès, de son "œuvre", et particulièrement en France. Il n’est peut être pas un artiste dans le sens classique du terme mais c'est un des plus grands réalisateur encore vivant ( tout comme le pense Nicolas Saada, des Cahiers du cinéma ) et cela nous suffit car cela se voit dans ces films. Il fait du bon cinéma, divertissant, rythmé et jouissif. Il n’en demeure pas moins inquiétant dans son propos et ça sur des sujets traités via ce qu'il fait le mieux, le film de genre.
Il jouit d’un prestige sans précédent loin de chez lui, outre-atlantique, en France, lui-même le reconnaît et s’en amuse en ne le prenant pas aux sérieux. La prestigieuse revue « Les cahiers du Cinéma » ont édité en DVD il y à quelques temps déjà, quatre de ses meilleurs films dans sa période des années 80, avec des versions remastérises, des documentaires différents à chaque film et de nombreux suppléments sur sa filmographie. Plusieurs documentaires déjà lui ont été consacrés, c'est en tant que fan et professionnel du documentaire qu'ils sont allés lui rendre visite sur place, à LosAngeles, comme on rendrait visite a un héros, (un type qui aurait sauvé le président retenu sur une île par des taulards, par exemple). Il n’y a pas que sa domiciliation de pirate à Hollywood, de marginal qui le rend si populaire chez nous. Non, c’est avant tout son style, mais plus encore son héritage filmique qui le rend si intéressant, si applaudit dans notre pays. Il pourrait même être affilié à l'école «hitchcocko‑hawksien», si ce n'était pas aussi pompeux, ( terme si cher à la bande de tête de Turcs à André Bazin, dans les débuts des Cahiers ). Il à cette façon si particulière de réaliser un film en studio. Il sait tirer le meilleur parti d’une histoire souvent banale, tiré d’un roman de gare où encore d'une bande dessiné moyenne. Il fait de la réalisation et de ses acteurs, une religion, il sait conférer, insuffler une autre dimension que celle que l'on peut apprécier aux premiers abords. Il adopte une façon classique de réaliser, comme avec le quatrième mur comme invisible, avec le moins de mouvements de caméra possible, insinuant une mécanique visuelle sophistiqué, comme faisait les deux grands réalisateurs de l'équation magique par la seule force du cinéma. Cette recette si prolifique, nous pose un constat dedix-sept films magnifiques aux long de sa carrière, ainsi que de nombreux travaux pour la télévision, pour Hollywood, ça c'est un gage de respect, surtout pour une mec qui vient d'un milieu plutôt raillé, comme le film de genre.
Comme si ça ne suffisait pas, il est bon de préciser que c'est lui qui à composé quasiment toute les bandes originales de ses films, dont on pourrait aussi traiter et analyser sous tous les revers, de part sa grande habilité à créer des ambiance sonores si oppressantes et originales. C'est un véritable artisan, un orfèvre du cinéma et il compose chacun des titres de ses bande originale comme un vernis qui figera dans nos cerveaux, ses images animés.
Bien que pratiquement toutes instrumentales (hormis l’hilarant « Big Trouble in Little China », avec son groupe The Coupes de Villes), les morceaux, dépeignent cette folie, cette aliénation de l’être par la ville dans un contexte moderne. Ces boucles répétitives et lancinantes, suscite l'angoisse que peut provoquer ces images et en appelle à une certaine humanité en chacun qui nous permets de faire face a l’ennemie tapis dans l’ombre, où encore comment résoudre le problème avec ces semblables. Même lorsque dans son film le plus aboutie, autant artistiquement que dans son compromis hors du happy end si cher à Carpenter, qu'est The Thing. Le rôle du compositeur est alors attribué au grand Ennio Morricone, pour lui laisser toute la place à une réalisation qui fût laborieuse au Canada et en Alaska. Carpenter alors ne trouve qu'a lui dire " moins de notes, maestro."
En deux mots comme en cent à travers ces image et sa musique : "reste cool".