mercredi 15 décembre 2010

James Cameron & Danny Boon, deux cinéastes moyens


Tous deux sont les symboles d'une puissance à travers les films qu'ils ont faits dernièrement. Chacun de leurs projets à présent suscite l'intérêt, et a leurs tours, la volonté est de marcher comme le précèdent. Sinon mieux, en rapport à leurs côtes dans le monde de l'industrie cinématographique de leur pays. Les deux sont les symboles d'une puissance à travers les films qu'ils ont faits dernièrement. Chacun de leurs projets à présent suscite l'intérêt, et a leurs tours, la volonté est de marcher comme le précèdent. Sinon mieux, en rapport à leurs côtes dans le monde de l'industrie cinématographique de leur pays respectifs, et de leurs impacts. Ce qui est à souligner chez ces deux réalisateurs est le choix de leurs sujets. Chez Cameron, on passe du film d'action pur divertissement, tel que Terminator 2, qui passe pour être un des meilleurs exemples de Blockbuster, à celui du film d'amour, avec Titanic, pour finir avec celui de science fiction avec Avatar. Les deux derniers cas, mâtinés de film d'action, à travers le mélange des genres.
Ce qui est à souligner chez ces deux réalisateurs est le choix de leurs sujets. Chez Cameron, on passe du film d'action pur divertissement, tel que Terminator 2, qui passe pour être un des meilleurs exemples de Blockbuster, à celui du film d'amour, avec Titanic, pour finir avec celui de science fiction avec Avatar. Les deux derniers cas, mâtinés de film d'action, à travers le mélange des genres.Pour Danny Boon, c'est le  registre de la comédie, domaine dans lequel il persiste à travers aussi divers exemples de situations de la vie quotidienne, élément essentiel pour lui de son style comique, pour son phénomène d'identification avec le public. Le déménagement et ses tracas dans La maison du Bonheur, l'identité régionale pour Bienvenus chez les ch'tis et  très bientôt la douane avec Rien à déclarer.

Tous deux, à travers leurs grands succès ont cherché la recette, fait de points communs du public pour que ce dernier puisse s'y reconnaitre. Titanic réunis les fans du réalisateur d'action et ceux du film romantique, avec l'émergence de la figure de Leonardo Dicaprio. Tout public peut s'y reconnaitre alors. Tout comme Avatar, où les fans de science fiction, d'action et même des écologistes peuvent venir y boire et manger, sans rien laisser sur la table. Il neutralise le film d'action par des biais de codes d'autres genre pour le rendre plus consensuel.
Boon, lui utilise alors des cas de la vie quotidienne pour amener des situations dans lequel tout à chacun peut rire, car ayant vécu ou entendu une histoire similaire, ou dans laquelle il peut s'y personnifier. Influence du comique d'One man show. Il se sert donc du quotidien pour y faire naitre des situations exagérées, sur fond de quiproquo et exagération des situations, allant vers le burlesque. Mais celui-ci est sous contrôle, par l'apparence où tout doit rentrer dans l'ordre, après de bon nombre de péripéties grand guignolesques.

Leurs succès à tous, c'est qu'ils ont perverti une image, celui du cinéma de divertissement pur et dur est celui du cliché. Le genre cinématographique pour Cameron, à travers les codes bien inscrits dans la logique que le public reconnaît comme pur divertissement familial, donc parfaitement lisse. Et les institutions si chères à la France, tel que la Poste ou les douanes, des valeurs dans lequel sa reconnaissance les français.

jeudi 9 décembre 2010

MACHETE

Dans un récent numéro de Positif, il y avait tout un dossier sur la figure de Zorro dans le cinéma et les séries, à travers ses différentes adaptations. C'est un personnage intéressant, pour être un des premiers super héros et de plus, fortement ambiguë. Car c'est un héros coincé entre tradition et modernité, entre Robin des bois et Batman. Coincé entre vieille Espagne coloniale, aristocratique, crispé et moyenâgeuse envers la Californie moderne et Anglophone. Un des premiers héros modernes typiquement américains et surement un des plus intéressants dû aux nombreuses versions, de par son évolution, ou se filtrer déjà le patriotisme nord-américain. Mais comme cette affiche le montrait, à travers déjà son mélange linguistique, une forte interpénétration et une vision réduite de l'autre, quasiment stéréotypée. La culture qui est différente des USA, même voisine et toujours vue à travers les yeux des Américains et de leurs perceptions.

C'est donc pourquoi, Robert Rodriguez est bon lorsqu'il fait ce qu'il prétend, de la culture Tex-Mex. Une fusion bâtarde de ses origines avec la culture Américaine. Il l'avait déjà démontré avec Desperado, et très peu par la suite. Ce qui le définie est un mélange d'âme et de profondeur culturelle, qui passe par un folklore et une mythologie mexicaine chargée d'histoire. Avec en face celle Américaine, un empire de nature industriel, à la fois puissant et perçue pendant longtemps comme un nouvel El Dorado, généreux et parfois cruel envers ceux qui travaillent pour elle. En çà, Rodriguez se démarque, il est ce qu'il est et avec son héritage. Il fait du cinéma sans regarder trop au niveau théorique, comme le fait son collègue Tarantino. Par pur plaisir, même si parfois c'est en roue libre, mais ce qui tourne peut-être également chargé de bonnes idées. Il se sert d'un héritage culturel qu'il a acquis, en tant qu'américain, auquel il a rajouté son âme de Chicano. Chez lui, on sent l'influence et l'amour du cinéma bis, allant du B au Z. Avec un gout particuliers pour une liberté de ton qu'offrent les petits budgets, celui de ne pas rentrer dans le moule. Et en çà il a appris d'un des plus grands dans le genre, tel qu'est John Carpenter. Tout chez le tex Mex rappelle Big John dans ce film; le héros solitaire, le travelling sur les armes étaler sur la table, le plan numérique sur ordinateur et le bandeau noir sur l'œil droit sont tous tirés d'Escape from New York. Tel un évangile du bon révolutionnaire, cette fois-ci Chicano. Notamment du genre épique, avec un héros, des méchants, des belles filles et des situations improbables, tout ça de manière jouissive. Proches du grand guignol, ce dans quoi Rodriguez et ses acteurs se délectent avec humour, sensualité, sang et ironie.

Les chansons qui la composent en sont un bon exemple; celle des Texas Tornados, avec Hey baby que paso ?? Ce titre Spanglish et ce nom reflète bien ce mélange, cette fusion que veut et représente le film. Une reconnaissance d'une minorité si longtemps spoliée qui à droit à des idoles, même si ce dernier est à la fois un ancien policier fédéral au sud et un chicano de plus de l'autre côté de la frontière. Un mythe de plus mais propre, comme il y en a tant d'autres chez l'empire du nord. Danny Trejo est donc bien l'acteur idéal pour ce rôle; un chicano parlant mal l'espagnol, ancien drogué et ayant fait de la prison. Qui après cet enfer entra comme second couteau dans le cinéma, où il était facilement reconnaissable par sa gueule burinée, ses tatouages et ses muscles. Et qui marqua ainsi de son empreinte, même minime les films où il passait furtivement. Jusqu'à sa fructueuse collaboration avec son cousin Roberto tous aux longs de ses films, jusqu'à lui offrir son premier rôle majeur à 66 ans. Double âge christique pour cette figure.
Le film colle de manière étrange avec l'actualité américaine bizarrement, et les tentatives extrêmes des gouverneurs du sud de lutter contre l'arrivée des immigrants, ceci avec des discours populistes et racoleurs, proche du racisme. Alors que le système profite toujours au plus riche, car il est quasiment de nature féodal entre les deux peuples, et le dialogue est parfois réduit à la pure formalité d'échange, que ce soit de pouvoir (dominant/dominé), financier (exploiteur/exploité).

La loi devient donc une question de pure morale et chacun a à présent la sienne. Comme dans des temps immémoriaux. Il est temps et il est bon alors de voir ce genre de film, peut prétentieux mais avec un discours. Même avec un récit outrancier à tous point, c'est une bonne façon de divertir tout en attirant le regard sur un sujet et de demander des droits. Mais surtout de le faire avec rire, car c'est ainsi que ça peut bien mieux marcher. Car la où les différences présupposées sont nulles et infimes entre peuples. Ce ne sont que des querelles de voisinage.


mercredi 8 décembre 2010

Les coups de langue

Le fait d'habiter dans un état ou une région où il y est aux minimums deux langues nationales, doit se voir comme une richesse, et non un problème. C'est un avantage de pouvoir apprendre et ainsi s'exprimer dans deux registres de langues, qui sont à voir comme des outils. Tel que l'exemple de la Belgique ou de la Catalogne, pour regarder à côté. Ce qui invite ces concitoyens à envisager les éléments, et de reconsidérer les choses de deux manières différentes, au minimum. Car ces citoyens sont constamment stimulé, invité, prier de s'exprimer pour dire la même chose de mode distinct, car avec la liberté primaire qui est celle du choix de la langue. Ce qui implique, à partir de la une polysémie toute naturelle au quotidien, une logique de pensée parallèle qui se côtoient et qui sont facilement interchangeable alors. La langue est alors un outil et à travers laquelle passe des idées, rien n'est plus facile alors de s'en servir pour faire des contresens, des jeux de mots et narguer les positions dominantes de pouvoir, par exemple.

Je base cette constation, sur le point commun entre la Belgique et la Catalogne, deux pays où le surréalisme a fait école et est réputé pour ça dans le domaine artistique. Ce n'est pas innocent à mon sens, cela vient du fait du choix de l'expression, qui ne se retrouve pas bloqué à un seul moyen d'expression, mais des deux déjà à la base. Et ouvre ainsi, la base pour une liberté plus grande par la suite.

lundi 6 décembre 2010

La croyance, c'est déjà de la fiction

J'ai eu cette idée, telle une citation il y à peu, son explication et son interprétation peuvent en rester la. Je la développerais dans la partie commentaire, pour de plus ample précisions.

Le risque et le Star-system.

Lorsqu'un réalisateur réussit un film avec des acteurs méconnus, qui servent son propos, tout le mérite vient alors à ce dernier et il a réussi son entreprise de la manière la plus éclatante. Il a fait de son film une réussite, car il est parvenue à cristalliser ses idées littéraires, ou en adapter pour servir une histoire et un propos. Il tient une logique, que ceux qui la servent ont le loisir et l'opportunité de concrétiser. Si au contraire, le film est bon est dans lequel joue un ou plusieurs acteurs ou actrices connues, tout le mérite revient au(x) protagoniste(s).
On ne se souvient plus du nom du réalisateur. Même si le film est moyen, souvent on dit de lui qu'il est sauvé par la partie artistique du long métrage. Il est intéressant alors de constater dans cette dynamique, l'enfermement de certains acteurs dans des rôles types ou qui se ressemblent beaucoup ( ex : Meg Ryan en amoureuse citadine, Tommy Lee Jones en flic ou Ranger désabusé, Audrey Tautou en post -Amélie, Richard Sammel en nazi, Romain Duris dans le passage de l'adolescent à la vie adulte, ...).


Ceci part de l'intuition mais surtout de la réussite, qui parfois ne tiens à rien concernant le rôle à jouer, que l'acteur à incarné et reste alors dans ce moule. Avant ce grand succès et cette reconnaissance public, il ou elle a dû se mettre au service d'une idée, qui malgré tout chez le spectateur l'enfermera dans ce rôle.
C'est donc un des principes fondamentaux du cinéma commercial à travers le monde. Repris alors depuis dans les séries, qui compte les acteurs ayant réussi pour attirer autant les capitaux que les spectateurs. Pareil dans le monde du football, où des clubs moyens appellent des vieilles gloires du ballon rond, ou des joueurs médiatiques. Principe qui n'est pas remis en cause dans le monde du spectacle, pour faire parler de lui.
Parfois, pour rompre ce cercle, l'acteur avide de nouvelle expérience, remet en jeu son image, à travers la vision talentueuse d'un nouvel auteur et le sert lui à présent pour s'exprimer.

dimanche 5 décembre 2010

SECRET STORY

Si le cinéma, dans son explication la plus structurée à travers une logique se veut un moyen d'expression, par lequel se développe donc une certaine forme de langage. Et dans lequel s'exprime à travers le montage d'images animées, qui elles à leur tour leurs buts et donc de signifier et générer du sens par ces dernières.
Donc, à partir de ce fait, extrapoler ce phénomène à la littérature, moyen d'expression le plus vieux et connue du monde de représentation. Celle-ci serait aussi donc une forme de langage, à travers l'utilisation savante de la rhétorique, pour créer du sens constamment et du signifiant.
Dans les deux cas présents, à ma connaissance pour exprimer des idées et des sentiments, que ce soit de nature nouvelle ou de nature qui se renouvelle.
Cet état de fait ne connaît alors ni mode, ni académisme, ni schéma préétabli de sens. Il réinvente, même si c'est en se basant sur des influences claire et notoire pour les dépasser par la suite.