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mercredi 28 septembre 2011

Les films d'horreurs sont peu éloignés de la réalité, juste ce qu'il faut de décalage pour étre une fiction.


Chapeau à Arte pour hier soir d'avoir diffuser ce film, qui de par son style et sa critique est une attaque aux valeurs télévisuelles actuelles et en vogue.
Cette longue introduction dans la casernes et cette grammaire télévisuelle tellement présente en Espagne est restitué à la perfection dans sa bêtise. Ou  à présent chaque chaine à son programme quotidien en direct sur le quotidien les gens de la rue. L'intelligence du film est déjà de nous présenter l'envers du décors, dans les rush et les non dits de ce genre de reportage qui ne cherche que le racoleur.
Après avoir poser les bases réalistes et critique du film celui ci s'assume en tant que film d'horreur fauché mais gonflé. C'est le  principe du train fantôme par excellence, de la tension, du sang, une intrigue qui tient la route.
Rajouté à ça encore de la suspicion entre les protagonistes, un racisme quotidien que ne dit pas son nom entre les voisins et la caméra sur l'épaule d'un des protagonistes font de ce film une œuvre terriblement originale pour le cinéma tout simplement ,de part toutes ces qualités.

jeudi 30 décembre 2010

Le pouvoir

   
The Holy Mountain, Alejandro Jodorowsky.
Le jeu des 7 erreurs, ou différences.
Avida, de Benoît Delépine et Gustave Kervern.




samedi 18 décembre 2010

L'intégration passe par se reconnaitre dans l'autre


Rire à une blague, fait que l'on si reconnaisse. Que l'on trouve, sans le savoir des points communs sur un même sujet, avec quelqu'un que l'on aurait peut être pas cru.



Ou tout son contraire, du fait d'avoir tant des clichés et d'en rire.

jeudi 9 décembre 2010

MACHETE

Dans un récent numéro de Positif, il y avait tout un dossier sur la figure de Zorro dans le cinéma et les séries, à travers ses différentes adaptations. C'est un personnage intéressant, pour être un des premiers super héros et de plus, fortement ambiguë. Car c'est un héros coincé entre tradition et modernité, entre Robin des bois et Batman. Coincé entre vieille Espagne coloniale, aristocratique, crispé et moyenâgeuse envers la Californie moderne et Anglophone. Un des premiers héros modernes typiquement américains et surement un des plus intéressants dû aux nombreuses versions, de par son évolution, ou se filtrer déjà le patriotisme nord-américain. Mais comme cette affiche le montrait, à travers déjà son mélange linguistique, une forte interpénétration et une vision réduite de l'autre, quasiment stéréotypée. La culture qui est différente des USA, même voisine et toujours vue à travers les yeux des Américains et de leurs perceptions.

C'est donc pourquoi, Robert Rodriguez est bon lorsqu'il fait ce qu'il prétend, de la culture Tex-Mex. Une fusion bâtarde de ses origines avec la culture Américaine. Il l'avait déjà démontré avec Desperado, et très peu par la suite. Ce qui le définie est un mélange d'âme et de profondeur culturelle, qui passe par un folklore et une mythologie mexicaine chargée d'histoire. Avec en face celle Américaine, un empire de nature industriel, à la fois puissant et perçue pendant longtemps comme un nouvel El Dorado, généreux et parfois cruel envers ceux qui travaillent pour elle. En çà, Rodriguez se démarque, il est ce qu'il est et avec son héritage. Il fait du cinéma sans regarder trop au niveau théorique, comme le fait son collègue Tarantino. Par pur plaisir, même si parfois c'est en roue libre, mais ce qui tourne peut-être également chargé de bonnes idées. Il se sert d'un héritage culturel qu'il a acquis, en tant qu'américain, auquel il a rajouté son âme de Chicano. Chez lui, on sent l'influence et l'amour du cinéma bis, allant du B au Z. Avec un gout particuliers pour une liberté de ton qu'offrent les petits budgets, celui de ne pas rentrer dans le moule. Et en çà il a appris d'un des plus grands dans le genre, tel qu'est John Carpenter. Tout chez le tex Mex rappelle Big John dans ce film; le héros solitaire, le travelling sur les armes étaler sur la table, le plan numérique sur ordinateur et le bandeau noir sur l'œil droit sont tous tirés d'Escape from New York. Tel un évangile du bon révolutionnaire, cette fois-ci Chicano. Notamment du genre épique, avec un héros, des méchants, des belles filles et des situations improbables, tout ça de manière jouissive. Proches du grand guignol, ce dans quoi Rodriguez et ses acteurs se délectent avec humour, sensualité, sang et ironie.

Les chansons qui la composent en sont un bon exemple; celle des Texas Tornados, avec Hey baby que paso ?? Ce titre Spanglish et ce nom reflète bien ce mélange, cette fusion que veut et représente le film. Une reconnaissance d'une minorité si longtemps spoliée qui à droit à des idoles, même si ce dernier est à la fois un ancien policier fédéral au sud et un chicano de plus de l'autre côté de la frontière. Un mythe de plus mais propre, comme il y en a tant d'autres chez l'empire du nord. Danny Trejo est donc bien l'acteur idéal pour ce rôle; un chicano parlant mal l'espagnol, ancien drogué et ayant fait de la prison. Qui après cet enfer entra comme second couteau dans le cinéma, où il était facilement reconnaissable par sa gueule burinée, ses tatouages et ses muscles. Et qui marqua ainsi de son empreinte, même minime les films où il passait furtivement. Jusqu'à sa fructueuse collaboration avec son cousin Roberto tous aux longs de ses films, jusqu'à lui offrir son premier rôle majeur à 66 ans. Double âge christique pour cette figure.
Le film colle de manière étrange avec l'actualité américaine bizarrement, et les tentatives extrêmes des gouverneurs du sud de lutter contre l'arrivée des immigrants, ceci avec des discours populistes et racoleurs, proche du racisme. Alors que le système profite toujours au plus riche, car il est quasiment de nature féodal entre les deux peuples, et le dialogue est parfois réduit à la pure formalité d'échange, que ce soit de pouvoir (dominant/dominé), financier (exploiteur/exploité).

La loi devient donc une question de pure morale et chacun a à présent la sienne. Comme dans des temps immémoriaux. Il est temps et il est bon alors de voir ce genre de film, peut prétentieux mais avec un discours. Même avec un récit outrancier à tous point, c'est une bonne façon de divertir tout en attirant le regard sur un sujet et de demander des droits. Mais surtout de le faire avec rire, car c'est ainsi que ça peut bien mieux marcher. Car la où les différences présupposées sont nulles et infimes entre peuples. Ce ne sont que des querelles de voisinage.


vendredi 3 décembre 2010

NABE & MELENCHON


 S'il y a bien un mot qui puisse unir et définir ces deux personnes, c'est bien celui de populiste, selon ce qu'on peut entendre à leurs sujets. Néanmoins, derrière ce terme aussi vulgaire que noble parfois, sous lequel on les englobe ils s'imposent de par leurs bravoures. Ils ont une qualité qu'on ne peut pas leurs reprocher, autant celle-ci est grande et vise un but radical. Ceci dans leur domaine respectif, que ce soit là dans le monde littéraire et de la culture ou du politique et de ses aboutissants, les deux sont les grands et féroces critiques de nos temps, sur leurs domaines de compétence. Bien qu'ils fassent partie du système, ils le conspuent sans mâcher leurs mots et parviennent à une féroce conclusion. Qu'ils basent sur une analyse structuré, logique et un rejet d'un système de pensée ou de valeurs actuelles. Ceci sur un temps parfois familier ou agressif, mais celui-ci va de soi avec le message, on ne peut faire une charge en chuchotant, elle se doit d'être radical, autant que son propos. Après ceci peut sembler bas, facile, populiste au final donc, il n'y a qu'un pas.

Les plus fidèles de ces deux sont les gens issus de la marge à bien regarder, ceux déçus de la littérature et de la politique de gauche, qui veulent changer de point vu, car l'opposition et l'offre de renouvellement sont trop faible par rapport à la culture dominante. Ils font tous deux la paire, ils sont bon client des plateaux de télévision, car ils sont connue le résultat probant sur l'audimat de leurs saillies, leurs discours et protestations sont bon client, donnent à polémique, elle pourrait se noyer dans le flux tendu télévisuel mais parvient néanmoins à attirer l'attention des spectateurs. Il est donc salutaire d'avoir des personnes, au détriment de leurs images et de la bonne conscience, qui s'expriment parfois de façon virulente et qui se révoltent sur un statuquo et le remettent en question, rien n'est plus sain que de remettre en question un modelé pour tenter de l'améliorer par d'autre concept et idées, encore mieux s'ils sont dû côté de la créativité et de l'alternance.
De ce fait, du parallèle entre ces deux personnes, ils ont autant leurs reflets du coté de la politique de droite et la doxa littéraire, ceux qui tirent le pouvoir et l'esthétique dans ses ultimes et pires retranchements. Je citerais comme exemple, Alain Soral ( ayant attaqué les deux cités, d'ailleurs), Alain Finkielkraut, Marine Le Pen, Nicolas Dupont Aignan, ...
Eux ne se gène aucunement de faire du populisme, qui marche malgré tout, sur une réduction du champ des possibilités, en offrant un constat simple mais logique juste bon à se renfermer, et non à l'ouverture.