Le fort pouvoir symbolique du miroir en tant qu'instrument à toujours fait partie du cinéma en tant que recours, à la fois narratif et esthétique. Il est à la fois synonyme d'amalgame pour le protagoniste et de connivence avec le spectateur. Ceci de par le fait de ce que en tant que spectateur l'on constate à travers, et porte à mal ce que croit savoir le protagoniste et notre croyance sur ce que nous voyons de l'autre coté. Nous voyons ainsi quelqu'un regarder un support qui reflète une image dans laquelle nous regardons nous même à la fois.
Partie 1
Dans le cinéma comique :
Max Linder a été le premier à utilisé le miroir avec un but comique dans le cinéma muet :
Par la suite, le sous-estimé Charley Chase fit de même :
Mais la scène la plus connue est celle-ci, des Marx Brothers dans "Duck Soup". Elle atteint un degré de réussite et d'ingéniosité très grande :
Bien que cet exemple soit issue de la télévision, elle entre dans la catégorie dites "scènes de miroir", de par sa filiation avec les autres. Elle en est héritière et lui rend hommage. Dans cet épisode de "X Files", Mulder se retrouve dans le corps d'un pauvre type travaillant dans la zone 51:
Ce n'est pas une scène de miroir à proprement parler, mais elle est tout comme. Elle s'inspire aussi des exemples vu précédemment, mais s'en dégage pour en faire un numéro comique, dans l'excellent et unique " The Pink Panther" :
Steak, est un film de Quentin Dupieux. Il fait de son long métrage avec son titre banal et peu évocateur, voir proche du néant, une œuvre absolument rare et fascinante dans le cadre du cinéma Français contemporain. Il faudrait le placer dans un axe du cinéma Français différent de ce qui se fait, il serait à mettre en relation alors dans une tradition de cinéaste/auteur différent, comme par exemple Baxter de Jérôme Boivin, ou les films de Délepine et Kervern ( Groland ) notamment. Proche donc du cinéma Belge de par son point de vue lent et artistique , et de sa volonté aussi de vouloir faire un cinéma différent. Il fait du bien à la production de cinéma national, de part son partis pris. Il ose mélanger le film dit d'auteur avec le style comique. Pas de champ contre champ ridicule qui coupe la dynamique des plans, ils durent et prennent sens. Bien que l'on puisse sentir les influences multiples auxquels le film s'abreuve (Lynch, Cronenberg, Kubrick), il n'en reste pas moins un objet original dans son traitement et dans son approche du style comique, qui celui-ci est à froid et sans aller dans le sens de l'évidence qu'implique le duo comique ici présent.
Tout les plans dans le long métrage ce tiennent, avec leurs propre logique d'énonciation. Ainsi ils prennent leurs temps ou à l'intérieur de chacun d'entre eux, l'action prend place et le duo "Eric & Ramzy" mettent leurs pattes de comiques. Le film tiens la un coté décalé. Surtout de voir catapulté dans ce cauchemar parfait et lisse Eric & Ramzy, et le rend vraiment étrange. Ramzy joue tout le long un type insupportable et Eric fait très bien le benêt. Ce buddy movie à des allures donc surréaliste, mais ce duo en devient lunaire alors, tel le clown blanc et l'Auguste de la piste de cirque. Qui celui ci est autant d'ordre visuel que dans le fait si particuliers qu'est le leurs de blagues absurdes, dont ils sont les rois et rappelle leurs début avec "les mots". A noter la participation de Sébastien Tellier, comme partenaire loufoque d'Eric dans la dernière partie du film. Voulant faire à tout pris partie de la bande des Shivers. Qui sera aussi le sujet principal du thème de la chanson de Sébastien Tellier, et dont il signe une de ces meilleures chanson, qui plus est en l'ayant amener à l'Eurovision.
Voici deux scènes de deux films différents mais qui sont en tout point similaires. Tout d'abord elle sont issue de films sortie avec peu d'écart entre eux, et reflète bien ainsi une mentalité propre à son temps. Et également ou le protagoniste n'a que faire désormais de paraitre ou de posséder. Il veut quitter son travail qu'il l'aliène et souhaite profiter du système qui l'a tant souillé. Une des deux vidéos et par la conséquente plus violente que l'autre, à vous de dire laquelle.
Dans le cinéma, le principal inconvénient dans la mise en scéne correspond à la durée de celle-ci. Elle doit être relativement courte afin que le spectateur ai saisie de quoi il s'agit dans un laps de temps, qui est conventionné avec le scénariste ou le réalisateur. Les autres arts figuratifs n'ont pas ce problème la. Un livre se lit sans compte à rebours, intrinsèquement de sa qualité. Une photographie s'apprécie un instant et donne à réfléchir, par exemple. Le cinéma lui déjà en tant qu'objet animé laisse entrevoir le final de son discours. Pour ce faire, l'idée de fin doit prendre corps dans l'esprit de son créateur et doit servir son propos. Mais celui-ci ne correspond à aucune règle préétablie. Que ce soit une fin allant dans la continuité de la narration et qui s'impose. Mais sinon elle peut être un élément de surprise avec le public ou même d'incompréhension, dans le sens qu'il peut générer. En voici quelques exemples à travers différents genres.
- Final de film ouvert :
" Il y à deux genre de types dans la vie..." Final ouvert du "bon, la brute et le truand", avec le mémorable Tuco et Blondin.
Final de "In the Mouth of Madness", Le protagoniste se voit lui même dans le film que nous venons de voir.
- Besoin d'un Happy end ??
Final de "Risata di Gioia". La comédie à l'Italienne.
Final impressionnant de "Mulholland Drive", qu'importe alors le sens. Celui-ci correspond à vous de le mettre, l'émotion elle viens toute seule.
Hervé Forneri de son vrai état civil, devenue à l'âge de quinze ans Dick Rivers est un personnage.Tout une icône avec sa légende propre qu'il à su forger au fil du temps.
C'est le trio qu'il à composer de façon séparer mais unis par le même mouvement musical avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday, avec lesquels il à transposé la musique et le modèle du rock'n'roll en France à ses débuts. Ces trois ont commencé par passion et ont fonctionner par mimétisme avec des modelés préétablie et déjà vue de l'autre coté de l'Atlantique et de la manche, mais dans une variante à la Française. Johnny fut tout d'abord le sosie, le clone de James Dean, avec son physique, sa timidité et son regard presque vide pour le Belge. Son réfèrent est vite partie pour inscrire sa légende, alors que Johnny à entretenue la sienne depuis fort longtemps. C'est bien d'une transposition d'un modèle qu'il est question alors. Si l'on doit encore comparer Johnny ne fait que de la variété désormais, une version moins midinette que l'a eu fait Claude François. Ces seules vrai chansons rock sont alors comme celle du chanteur à paillette, des traductions de grands hits Américains mise à la sauce Française. Alors que Dick Rivers voue son admiration et culte à Elvis, dont il prend son nom artistique d'un des personnages au cinéma du King. Malgré tout, au fil du temps il prendra un virage vers le Johnny Cash à la Française. Plus sombre et mélancolique dans le regard qu'il porte sur l'amour, la vie et sur lui même. Il resta tout comme lui droit dans ses santiags pour faire du rock, avec ses influences qui puissent autant dans le blues et dans la country.
Il est également à l'image, quoi que plus sérieux d'Alice Cooper, mais tous aussi délicieusement anachronique dans notre époque actuelle. Tous deux vivent deux manières différente de voir le rock, alors qu'ils ont tous plus deux soixante ans passé. Mais soit dans un registre plus grave pour Dick et toujours aussi juvénile pour Alice. Ils ont aussi en commun d'avoir un état civil banal et voisins presque, Forneri donc pour le Niçois et Vincent Furnier pour Alice Cooper, natif de la Nouvelle Orléans. Cette façon qu'ils ont de partager et de vivre le rêve Américain à travers leurs musiques est particulière. Toujours vêtue de noir presque ils la porte au limites, de ces codes esthétiques des fois jusqu'au ridicule à travers le fait de pousser les codes de leurs style mais ceci sans regrets ni calcul préalable de leurs parts. Avec leurs gueules marqués par le temps, à être toujours sur scène, se moquant des modes et restant droit dans leurs styles ils sont resté dans la continuité malgré les possibilités évidente de se répéter par moments dans un creux artistique.
Tout mouvement artistique novateur se doit de passer tout d'abord par le stade de la théorisation, avant que celui-ci ne soit reconnu par ces contemporains, en termes de référence à celui-ci. Ceci en premier lieu de sa période et si il subit une transposition à un autre forme d'art, il n'en est que mieux pour sa reconnaissance. Beaucoup de mouvements artistiques sont née dans le cadre de la littérature, avant de s'adapter à d’autres formes d'arts et de représentation trans-artistique. Qui pourra donner vie et code à ce courant précis par la suite de son histoire.
Cette réplique est celle bien entendue du Nazi dans le film " OSS 117, le Caire nid d'espions". Elle semble anodine dans le flot de réplique drôle de ce long métrage, mais elle révèle bien un état de fait. Car elle est d'une simplicité désarmante de part sa grande logique. Les Allemands sont toujours les méchants des films d'antan et parfois même de nos jours, sans que rien n'y puisse quasiment changer cet état de fait. Tel une condamnation à chaque fois que leurs passé leurs fassent défauts. Ceci jusqu'au prochain état ou peuple ayant suivi une logique criminelle qui intéresse alors les médias contemporain.
Voila ce que je regrette parfois alors à la vision d'un film sur le sujet, lorsque le nodéme de ce dernier vient d'un évènement plus ou moins passé et ayant un rapport avec le nazisme. Celui-ci devient la raison même du film, son explication logique et le porte ainsi sur ses épaules. Il en justifie alors le mal qu'il génère autour de lui et tout les méfaits.
Comme de cette histoire récente on pouvait raisonner, agir, interagir encore de nos jours afin de comprendre ou de faire évoluer les mentalités. Parfois même il semble que des justifications soit à apportés afin de mettre un sens au actes les plus inconcevable de l'histoire récente, pour dans un sens lui donner une logique, de par le manque de romantisme et d'idéal dont à manqué le conflit le plus sanglant de l'histoire. Il est bon donc de revenir sur celui-ci à travers la fiction et ces différentes parcelles alors. Il sert de réserve à des histoires de fictions n'ayant aucun rapport avec l'histoire d'ordre scientifique parfois. L'année 2009 nous à fournit plusieurs exemples dans ce domaine, avec une forte participation nationale sur le sujet.
" Inglourious Basterds", USA. Exemple vu auparavant dans ce même blog. Le fantasme uchronique de Tarantino.
" L'armeé du crime". France. Avec la même base quasiment, c'est l'antithèse de l'exemple précèdent. Guédiguian fait preuve de rigueur historique et de volonté de souvenir de mémoire des actes héroïques de la résistance composé de juifs luttant pour la France.
" Dead Snow". Norvège. Le contexte historique n'est que le point départ de cette histoire de zombie Nazi dans les fjords, l'histoire flirte avec la série Z et Jean Rollin. L'humour et le gore permettent d'en rire. Comme l'illustre une réplique d'un des protagonistes a un autre, après s'être fait mordre par un nazi zombie et craignant d'en devenir un à son tour; " ton grand père n'était pas juif ?? Tu crois pas qu'il vont recruter quelqu'un de moitié juif ??".
" La Rafle". France. Mélanie Laurent rempile après Inglourious Basterds et Indigènes dans un éclaircissement de l'implication des autorités Françaises dans le cas de la rafle du Vel' d'Hiv.
" OSS 117, Rio ne répond Plus". France. Vu également dans ces colonnes. Les nazi sont la bête noire d'OSS 117 dans cette comédie ou il fait bon de rire du grand méchant loup.
"Les insurgés". USA. Le film Hollywoodien vantant la résistance. N'ayant pas vue ce film, je citerais la critique de Télérama de Cécile Mury pour en parler et en guise de conclusion de cet article :
"il s'agit plus de donner l'héroïsme en spectacle que d'approfondir une quelconque analyse historique. L'enluminure hollywoodienne se marie mal, c'est peu dire, avec la gravité du sujet."