jeudi 30 septembre 2010

AUDITIONS

Dans le cadre du cinéma américain et plus précisément pour les blockbusters en général, se font des bouts d'essai en pré-production. Avec divers acteurs pour incarner le même rôle. Par la suite, ces derniers sont montrés à tout un tas de gens de la production pour choisir le bon. Celui qui plait le plus ou qui incarne le mieux le personnage est garder alors. Après on ne s'imagine pas en tant que spectateur, que le personnage ai pu être interpréter par un tout autre acteur, même on peut venir à douter de la logique du choix. Qui est tellement évidente à postériori mais qui ne l'est pas forcément à premier abord. Le fait est de devoir choisir de manière la plus claire et évidente s'inscrit dans la logique du starsystem américain, afin de rentabiliser le projet financier que représente la machine hollywoodienne qu'est un film.



Kurt Russell et son bout d'essai pour le rôle de Luke Skywalker, pour Star Wars. Sa carrière aurait était surement tout autre si il avait était retenue pour la trilogie. Néanmoins, ces dont d'acteur saute aux yeux, il sait jouer et incarner n'importe quel rôle à la perfection. Cette scène rappelle terriblement le dialogue de Death Proof au bar des jeunes hommes en rûte. Que ce soit avec ce même ton et cette verve juvénile, en présence justement de Kurt Russell pas loin.


Encore dans l'écurie Spielberg - Lucas, ici Tom Selleck pour le rôle d'Indiana Jones. Il ne peut se défaire de son image sympa de Magnum pour un long métrage.


Eric Stolz devait jouer Marty Mac Fly dans la trilogie également de Back to The Future. Il est notamment connue pour son rôle dans Pulp Fiction, en tant que dealer du personnage de Vincent Vega, joué par John Travolta. Le réalisateur, Robert Zemeckis lui aussi à du se plier à son exécutif à deux têtes afin de faire le choix d'appeler Michael J. Fox, ceci après cinq semaines déjà de tournage en remplacement de Stolz. Le duo qu'aurais composer ce dernier et Glover, père et fils dans la série si ils étaient tous deux retenue, aurait rajouter un brin de folie dans cette saga un peu trop propre et lise qu'elle est devenue.


Leslie Nielsen, jouant un romain avec de la laque. Un anachronisme de plus à ce film aurait été le comble !!
 

jeudi 9 septembre 2010

L'influence esthétique de John Carpenter dans le vidéo clip.


Le groupe Français Zombie Zombie refait dans son clip une version de " The Thing" en jouet. Ils continuent dans cette voie, avec très prochainement l'édition d'un maxi de versions de Carpenter.


Armand Van Helden. Le principe de " They Live" est repris dans ce clip sur de la house music en guise de message subliminal. A savoir après si c'est ironique ou sérieux.


Toujours le principe des lunettes pour Bad Religion. Cette fois-ci l'inspiration sert un autre propos.

mardi 17 août 2010

MINA VAGANTI ( le premier qui l'a dit).



Les deux titres ci-joints de ce film non rien à voir ensemble mais révèlent bien sa double ambiguïté au final. Mais aussi la bêtise des distributeurs au moment de choisir un nom à l'étranger, comme le souligne le personnage du fils dans le film d'Almodovar, " Tout sur ma Mère".
"Le premier qui l'a dit" révèle bien le sens du film, son coté comique de situation et toutes les possibilités qui lui sont offerte grâce à ce registre. Le titre original lui, "Mina Vaganti", signifie bombe à retardement et son sens est bien expliqué dans le long métrage, sur le fait de garder des secret qui ne peuvent le rester et dans le fait de s'assumer. Celui-ci tire beaucoup plus vers le registre du drame mais qui est couplé à la perfection avec la comédie dans la seconde partie du film.


Tommaso est un jeune homme qui retourne chez lui pour les vacances, dans le sud de l'Italie. Il compte révéler son homosexualité et son envie d'être écrivain à sa famille, qui eux gèrent une fabrique de pâtes et voulaient l'intégrer dans la tradition familiale. Il en parle tout d'abord à son frère, qui lors de la tentative de son discours le coiffe sur le poteau et le devance en clamant lui le premier son homosexualité, ceci lors d'un repas en famille. Tommaso devient alors le "seul" espoir de cette famille traditionnelle, dont il va tenter de s'accommoder un temps. Par la suite viendra mettre à mal ces plans et le faire prendre conscience de ce qu'il est ces amis de la capitale, avec leurs différences et dans le fait de s'assumer.
Cette dernière partie est la plus réussie du film. Tout le comique de situation que peut générer les différences entres les amis de Tommaso et sa famille explose lors de leurs confrontation. Surtout sur le fait de jouer à être normal pour tout le monde; de beaux jeunes hommes "normaux" pour les folles de la ville pour paraitre et des parents aimant et ouvert qui les recevaient comme tel.

On peut facilement voir à travers ce film une certaine critique de la part du réalisateur Ferzan Ozpetek. Ceci envers l'Italie d'aujourd'hui, qui plus est de la part d'un étranger, donc plus critique peut être. Que ce soit envers l'Italie contemporaine, héritière del Cavaliere, des traditions les plus ankylosés ou encore des fantômes d'autres cinéastes ayant évoquer la petite bourgeoise transalpine sous diverses formes et genres. Malgré tout ça, le film reste une comédie d'auteur, avec un partie pris de traiter un sujet, tel que l'homosexualité sur fond de comédie et de drame. Cependant le trait est léger dans le traitement, du sujet et de ses problémes, ça reste sur le ton de la comédie. Avec également comme principaux atouts des chansons d'amour et de superbes paysages du sud de l'Italie, pour contrebalancer son discours.

Au final, le film est simple et beau sur un sujet compliqué et dramatique, la réside tout le charme du film.

lundi 5 juillet 2010

le miroir au cinéma à travers quelques exemples.

Le fort pouvoir symbolique du miroir en tant qu'instrument à toujours fait partie du cinéma en tant que recours, à la fois narratif et esthétique. Il est à la fois synonyme d'amalgame pour le protagoniste et de connivence avec le spectateur. Ceci de par le fait de ce que en tant que spectateur l'on constate à travers, et porte à mal ce que croit savoir le protagoniste et notre croyance sur ce que nous voyons de l'autre coté. Nous voyons ainsi quelqu'un regarder un support qui reflète une image dans laquelle nous regardons nous même à la fois.



Partie 1

Dans le cinéma comique :


Max Linder a été le premier à utilisé le miroir avec un but comique dans le cinéma muet :



Par la suite, le sous-estimé Charley Chase fit de même :



Mais la scène la plus connue est celle-ci, des Marx Brothers dans "Duck Soup". Elle atteint un degré de réussite et d'ingéniosité très grande :



Bien que cet exemple soit issue de la télévision, elle entre dans la catégorie dites "scènes de miroir", de par sa filiation avec les autres. Elle en est héritière et lui rend hommage. Dans cet épisode de "X Files", Mulder se retrouve dans le corps d'un pauvre type travaillant dans la zone 51:



Ce n'est pas une scène de miroir à proprement parler, mais elle est tout comme. Elle s'inspire aussi des exemples vu précédemment, mais s'en dégage pour en faire un numéro comique, dans l'excellent et unique " The Pink Panther" :


mardi 15 juin 2010

STEAK, de Quentin Dupieux.




Steak, est un film de Quentin Dupieux. Il fait de son long métrage avec son titre banal et peu évocateur, voir proche du néant, une œuvre absolument rare et fascinante dans le cadre du cinéma Français contemporain. Il faudrait le placer dans un axe du cinéma Français différent de ce qui se fait, il serait à mettre en relation alors dans une tradition de cinéaste/auteur différent, comme par exemple Baxter de Jérôme Boivin, ou les films de Délepine et Kervern ( Groland ) notamment. Proche donc du cinéma Belge de par son point de vue lent et artistique , et de sa volonté aussi de vouloir faire un cinéma différent. Il fait du bien à la production de cinéma national, de part son partis pris. Il ose mélanger le film dit d'auteur avec le style comique. Pas de champ contre champ ridicule qui coupe la dynamique des plans, ils durent et prennent sens. Bien que l'on puisse sentir les influences multiples auxquels le film s'abreuve (Lynch, Cronenberg, Kubrick), il n'en reste pas moins un objet original dans son traitement et dans son approche du style comique, qui celui-ci est à froid et sans aller dans le sens de l'évidence qu'implique le duo comique ici présent.

Tout les plans dans le long métrage ce tiennent, avec leurs propre logique d'énonciation. Ainsi ils prennent leurs temps ou à l'intérieur de chacun d'entre eux, l'action prend place et le duo "Eric & Ramzy" mettent leurs pattes de comiques. Le film tiens la un coté décalé. Surtout de voir catapulté dans ce cauchemar parfait et lisse Eric & Ramzy, et le rend vraiment étrange. Ramzy joue tout le long un type insupportable et Eric fait très bien le benêt. Ce buddy movie à des allures donc surréaliste, mais ce duo en devient lunaire alors, tel le clown blanc et l'Auguste de la piste de cirque. Qui celui ci est autant d'ordre visuel que dans le fait si particuliers qu'est le leurs de blagues absurdes, dont ils sont les rois et rappelle leurs début avec "les mots".
A noter la participation de Sébastien Tellier, comme partenaire loufoque d'Eric dans la dernière partie du film. Voulant faire à tout pris partie de la bande des Shivers. Qui sera aussi le sujet principal du thème de la chanson de Sébastien Tellier, et dont il signe une de ces meilleures chanson, qui plus est en l'ayant amener à l'Eurovision.

vendredi 7 mai 2010

You can't always get what you want.





Voici deux scènes de deux films différents mais qui sont en tout point similaires. Tout d'abord elle sont issue de films sortie avec peu d'écart entre eux, et reflète bien ainsi une mentalité propre à son temps. Et également ou le protagoniste n'a que faire désormais de paraitre ou de posséder. Il veut quitter son travail qu'il l'aliène et souhaite profiter du système qui l'a tant souillé. Une des deux vidéos et par la conséquente plus violente que l'autre, à vous de dire laquelle.


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samedi 17 avril 2010

"Il n’y a pas de solution car il n’y a pas de problème. " (Marcel Duchamp)

Dans le cinéma, le principal inconvénient dans la mise en scéne correspond à la durée de celle-ci. Elle doit être relativement courte afin que le spectateur ai saisie de quoi il s'agit dans un laps de temps, qui est conventionné avec le scénariste ou le réalisateur. Les autres arts figuratifs n'ont pas ce problème la. Un livre se lit sans compte à rebours, intrinsèquement de sa qualité. Une photographie s'apprécie un instant et donne à réfléchir, par exemple. Le cinéma lui déjà en tant qu'objet animé laisse entrevoir le final de son discours. Pour ce faire, l'idée de fin doit prendre corps dans l'esprit de son créateur et doit servir son propos. Mais celui-ci ne correspond à aucune règle préétablie. Que ce soit une fin allant dans la continuité de la narration et qui s'impose. Mais sinon elle peut être un élément de surprise avec le public ou même d'incompréhension, dans le sens qu'il peut générer. En voici quelques exemples à travers différents genres.

- Final de film ouvert :


" Il y à deux genre de types dans la vie..."
Final ouvert du "bon, la brute et le truand", avec le mémorable Tuco et Blondin.



Final de "In the Mouth of Madness", Le protagoniste se voit lui même dans le film que nous venons de voir.



- Besoin d'un Happy end ??


Final de "Risata di Gioia". La comédie à l'Italienne.


Final impressionnant de "Mulholland Drive", qu'importe alors le sens. Celui-ci correspond à vous de le mettre, l'émotion elle viens toute seule.