dimanche 31 octobre 2010
Colore le monde
vendredi 15 octobre 2010
La symbolique sexuelle au cinéma, à travers 3 exemples
El, Luis Buñuel.
Motor Psycho, de Russ Meyer.
Le clan des Siciliens, d' Henri Vernueil.
mercredi 6 octobre 2010
Le grand écart
( Article dans son intégralité, ou peu est à rajouter.)
Une rencontre assez improbable entre Jonas Mekas et Martin Scorcese était programmée à Pantin, dans le cadre de cette rétrospective. La visite bien réelle du premier au second, alors en plein tournage du film Les Infiltrés, s’est déroulée à Boston, alors que Notes on an American Film Director at Work : Martin Scorcese était programmé dans le cadre de la rétrospective « New york vs New York. » Voici pour la toponymie.
Une belle étrangeté se dégage de ce film de Jonas Mekas, une rencontre entre deux esthétiques et deux personnages qui n’occupent pas, c’est le moins que l’on puisse dire, la même place dans le champ cinématographique. Si l’œuvre de Scorcese est peut-être et même sans doute une sorte de journal intime, on ne peut pas dire qu’elle partage grand chose avec celle de Jonas Mekas : images « artisanales », marginales et fragiles pour l’un, cinéma certes indépendant pour l’autre, mais riche, spectaculaire et puissant. Mais c’est tout l’intérêt de Notes on an American Film Director, l’instauration d’un dialogue entre deux régimes d’images qui ne sont pas faits pour se rencontrer. Pour beaucoup, il s’agit d’images d’images ; ces scènes et ces personnages, dont la star Léonardo Di Caprio, de Scorcese contenues dans un film de Jonas Mekas, on peut dire que ça ne manque pas de sel. Puis surtout, cette manière qu’à la caméra du second d’être aimanté par le combo par lequel Martin scrute avidement, exalté comme un gosse par un nouveau jouet, sa belle machinerie bien huilée.
Mais Notes on an American Film Director n’est pas composé que d’images d’images. D’abord parce que le réalisateur d’origine lituanienne fabrique d’autres images, les siennes, à partir des images d’un autre, notamment en y intégrant la mélancolie et la gravité d’un Concerto pour violon de Bach. Mais ce n’est pas l’essentiel. Pris dans la folle dynamique centrifuge du cinéma de Scorcese, la caméra rejoint parfois le centripète. En effet, elle s’attarde parfois sur la périphérie des choses, sur ce qui ne sera pas contenu dans Les Infiltrés, ni dans aucun film du réalisateur de Taxi Driver. L’appareil quitte alors la lumière artificielle des réflecteurs pour aller à la rencontre d’une autre, naturelle celle-ci, il se promène à la surface des vitres brisées et fatiguées d’un hangar désaffecté, le long de fils électriques. Ici, Jonas Mekas rejoint son cinéma, compose son film ; celui d’un infiltré en territoire certes non hostile, mais étranger.
LE MEPRIS
La pertinence d'un artiste est souvent subjective, elle est souvent valoriser selon l'œil du spectateur et de son niveau socioculturel. Mais quand celui-ci combine des stars au service de son œuvre, les auto-références ironiques, un discours engagé qui lui se répercute encore de nos jours de manière étonnante. Mais avec également une sémiologie propre et des idées de montage, on ne peut que saluer le travail.
jeudi 30 septembre 2010
AUDITIONS
Encore dans l'écurie Spielberg - Lucas, ici Tom Selleck pour le rôle d'Indiana Jones. Il ne peut se défaire de son image sympa de Magnum pour un long métrage.
jeudi 9 septembre 2010
L'influence esthétique de John Carpenter dans le vidéo clip.
Le groupe Français Zombie Zombie refait dans son clip une version de " The Thing" en jouet. Ils continuent dans cette voie, avec très prochainement l'édition d'un maxi de versions de Carpenter.
Armand Van Helden. Le principe de " They Live" est repris dans ce clip sur de la house music en guise de message subliminal. A savoir après si c'est ironique ou sérieux.
Toujours le principe des lunettes pour Bad Religion. Cette fois-ci l'inspiration sert un autre propos.
mardi 17 août 2010
MINA VAGANTI ( le premier qui l'a dit).
"Le premier qui l'a dit" révèle bien le sens du film, son coté comique de situation et toutes les possibilités qui lui sont offerte grâce à ce registre. Le titre original lui, "Mina Vaganti", signifie bombe à retardement et son sens est bien expliqué dans le long métrage, sur le fait de garder des secret qui ne peuvent le rester et dans le fait de s'assumer. Celui-ci tire beaucoup plus vers le registre du drame mais qui est couplé à la perfection avec la comédie dans la seconde partie du film.
Tommaso est un jeune homme qui retourne chez lui pour les vacances, dans le sud de l'Italie. Il compte révéler son homosexualité et son envie d'être écrivain à sa famille, qui eux gèrent une fabrique de pâtes et voulaient l'intégrer dans la tradition familiale. Il en parle tout d'abord à son frère, qui lors de la tentative de son discours le coiffe sur le poteau et le devance en clamant lui le premier son homosexualité, ceci lors d'un repas en famille. Tommaso devient alors le "seul" espoir de cette famille traditionnelle, dont il va tenter de s'accommoder un temps. Par la suite viendra mettre à mal ces plans et le faire prendre conscience de ce qu'il est ces amis de la capitale, avec leurs différences et dans le fait de s'assumer.
Cette dernière partie est la plus réussie du film. Tout le comique de situation que peut générer les différences entres les amis de Tommaso et sa famille explose lors de leurs confrontation. Surtout sur le fait de jouer à être normal pour tout le monde; de beaux jeunes hommes "normaux" pour les folles de la ville pour paraitre et des parents aimant et ouvert qui les recevaient comme tel.
On peut facilement voir à travers ce film une certaine critique de la part du réalisateur Ferzan Ozpetek. Ceci envers l'Italie d'aujourd'hui, qui plus est de la part d'un étranger, donc plus critique peut être. Que ce soit envers l'Italie contemporaine, héritière del Cavaliere, des traditions les plus ankylosés ou encore des fantômes d'autres cinéastes ayant évoquer la petite bourgeoise transalpine sous diverses formes et genres. Malgré tout ça, le film reste une comédie d'auteur, avec un partie pris de traiter un sujet, tel que l'homosexualité sur fond de comédie et de drame. Cependant le trait est léger dans le traitement, du sujet et de ses problémes, ça reste sur le ton de la comédie. Avec également comme principaux atouts des chansons d'amour et de superbes paysages du sud de l'Italie, pour contrebalancer son discours.
Au final, le film est simple et beau sur un sujet compliqué et dramatique, la réside tout le charme du film.