mercredi 1 décembre 2010

Un baiser s'il vous plaît.



 J'avais assisté il y a un certain temps de cela à la projection du film " Vénus et Fleur ", d'Emmanuel Mouret. Avec la venue amicale de celui-ci en voisin. J'avais était surpris alors de sa grande timidité, surtout envers l'auditoire composé d'étudiants et de futur collègue cinéastes, amies ou rivaux, selon ses propres mots. Dans ses manières déjà et dans son comportement, il y avait déjà quelque chose de très touchant. Plus personne, il me semble ose être timide. Ce film n'est pas son meilleur mais s'inscrit bien dans son style. J'y avais posé la question si à travers la légèreté du ton, à savoir les amourettes de jeunes filles et leur volonté de connaitre l'amour, n'y a-t-il pas un discours plus profond sur le sujet. Élément qu'il m'a confirmé à travers sa réponse, il est toujours chose plus aisé et facile de parler sous couvert de fraicheur, même si la conclusion est dure au final. Fait qu'il semble confirmer à travers sa personnalité et son style à travers vos films.

Le film dont il est à présent question, " Un baiser s'il vous plaît " confirme cette progression et sa maitrise. Il est à noter que derrière l'apparence d'un film qui au premier abord semble pompeux, bavard et un sujet revu, il n'en est rien. Tout d'abord à travers le langage cinématographique dans lequel le film se trouve; il y a trois histoires qui s'imbriquent dans la narration, sans pour autant être des sketchs et casser la linéarité. Ce sont des histoires dans l'histoire. Ensuite, chose dans laquelle Mouret fait mouche, c'est dans un registre longtemps ignoré dans nos contrées depuis Tati et Étaix, qui est le burlesque. Mouret s'en sert dans le cadre du film d'amour, il fait de son film un film burlesque, basé sur le ridicule que peuvent être par moments les situations amoureuses. Il joue également avec le drame, il en va de soi dans ce domaine, mais c'est le facteur comique des situations qui est poussé par moments par les protagonistes à travers leurs manière. Dont Mouret lui-même, en grand nigaud séducteur et victime de la passion, à la fois acteur et réalisateur donc, il se fait verbe de son écriture ainsi.
Il devient donc un film comique caché derrière une histoire d'amour, qui le plus souvent du temps, penche vers le drame, plus ou moins ennuyeux. Avec dans ce cas précis, du comique de situations, où ces dernières sont absurdes parfois, aux limites du grotesque même par moments.Dans cette optique de narration, de genre entrecroisés, Mouret réussi quelque chose d'épatant. De poser les limites de sa fiction irréelle, mais qui est  si proche du vécue, très bien fait et écrit. Ainsi il donne l'impression en somme que tout est risible car humain, sujet à une interprétation de la part des participants de ce jeu, et comme le thème du relationnel passe évidemment par le subjectif, il ne peut être alors de nature claire, évidente, solide, futile et abstrait uniquement.
le décalage s'installe entre ce que croit l'un et l'idée de l'autre, son interlocuteur. A force d'explications et de conclusions, les idées mêmes les plus saugrenues prennent vie et corps. Ce n'est pas le récit de passions effrénées, sans logique quelconque, c'est juste le récit froid et logique des émotions des participants. Comme les cours de maths de Nicolas, ou l'explication d'équations que fait au téléphone la prostituée  à laquelle il va rendre visite.

Dans cette farce qu'est l'amour et que retranscrit si bien le film, il y a une correspondance filmique étrange à travers la présence de Stefano Accorsi. Lui qui à jouer dans les films " Juste un baiser" et " encore un baiser", qui sont des films grotesques sur le plan vraiment des clichés, des  stéréotypes et conformiste sur le couple en Italie. Ici étrangement c'est lui qui souffre et ne fait pas souffrir, à l'inverse de son rôle dans ces pantomimes. On dirait alors que c'est donc la trilogie du baiser, ce qui rend étrange la correspondance et le saut de style qualitatif à travers la figure tutélaire de cet acteur.

jeudi 18 novembre 2010

NOVA FAIT SON CINEMA

  Playlist ou figure la plupart des morceaux de la compilation des thèmes sélectionnées dans le disque de l'émission " Nova fait son cinéma", par Nicolas Saada. Lorsque ce dernier travaillais alors à Radio Nova et s'occuper de faire découvrir aux auditeurs des bandes originales de films, autant rare que précieuse. Certaines d'entre elles ne sont pas sur Youtube, ou ce n'est pas le thème exact et je les ai donc remplacés par d'autres travaux du compositeur en question, ou par un extrait du film ou elle est jouer.

Morceaux différents :

2 - Theme for Three au lieu de Wait until Dark.

3 - Don't blow it de  "Solaris", au lieu de What he Gonna say ? de " The Limey".

4 - Même titre et même auteur, mais film différent. "The Egyptian" au lieu de  " 5 fingers, Cicero".


6 - " Le Doulous" au lieu d" Alphaville".

8 - End theme, par main theme.

13 - The plant, par main theme.

18 - Oodeiri par Yojimbo.

20 - Prelude to odds, par main theme.

21 - L'incario, par main theme.

23 - "Main Title / Set Fight With Chuck Norris". Au lieu de the Wet Spot.


" Et le film commence comme ça ??
  Non, il commence comme ça."
    
 8 ½, Federico Fellini.


dimanche 7 novembre 2010

No need to you to talk


Gene Sheldon, voici un nom qui ne dit rien du tout à personne. Mais le personnage qu'il a longtemps incarner lui oui, tout le monde s'en souvient, avec nostalgie le plus souvent. Ce fut l'interprète de Bernardo, le domestique sourd muet de la série de Disney "Zorro". Ce type est un génie, peu de doute la dessus, de par son talent dans sa forme de s'exprimer sans un mot, malgré avoir tout l'usage de la parole. Tout le monde se souvient de lui alors qu'il na jamais prononcer un seul mot a l'écran. Sa vocation était d'être un comique muet à la base, faisant de la pantomime son registre et par cet art totalement désuet, exprimer ainsi par le seul regard, avec une science des mouvements exprimant alors toute sortes d'émotions. Le même art qu'exercer Charlie Chaplin et Harpo Marx, à leurs débuts, et qui ont été ces deux grands modèles. Comme ces derniers était fort connue par la suite, il resta alors des documents d'eux attestant de leurs grand talents. La pantomime est un art du spectacle qui alors durait l'espace de la représentation, et ou les caméra ne voulaient ou ne s'intéresser guère alors, pour le peu d'intérêt visuel que cet art pouvait susciter, surtout à l'heure du spectacle musical, dans tout ses largesses. Sheldon était également un musicien doué, qui plus est, et il combiner alors les deux arts dans un spectacle alliant la musique au rire.

On peut trouver sur internet certaines de ces prestations sur Youtube, au fait son nom est Gene Sheldon.






lundi 1 novembre 2010

Les bêtisier des films de Jackie Chan sont souvent meilleurs que le film en lui même



Dans les films ou joue Jackie Chan et avec pour mot d'ordre la bagarre et la comédie, il est pour habitude que ces derniers finissent avec le bêtisier en accompagnement du générique final, avec les participation artistique et technique du film. Ceci que ce soit pour les films qu'il à eu fait en Chine ou aux États-Unis. Ainsi c'est devenue au fil du temps une habitude, une marque de fabrique, un moyen également de rire encore un peu grâce aux chutes des rush qui la sont exploitable.

Jackie Chan est l'acteur sympathique, drôle, qui veut aider tout le monde dans ses films, il devient alors juste un archétype, c'est pourquoi ces bêtisiers sont si intéressant à voir. Les méchants, ceux qui poursuivent ou tenter de battre Jackie deviennent l'instant d'après leurs meilleurs amis, tentent de l'aider quand ce dernier se fait mal ou rigole avec lui lorsque il se trompe. Les acteurs ou actrice asiatique, avec en général une expression livide ou dure explosent de rire alors. Lorsque Jackie tentent ces acrobaties des plus périlleuse et qu'elle ne sortent pas bien, le spectateur à peur pour lui, il redevient humain et mortel alors. Comme si ça peut rassurer le public de ses prouesses techniques au fil des années qu'elle ont besoin d'entrainement et de chance parfois pour qu'elles sortent bien. Elles en deviennent malgré tout comique, comme scéne de comique de situation, certes involontaires, mais alors il devient digne héritier de Buster Keaton ou tout autre comique burlesque, jouant ainsi avec le danger et démontrant toute sa bravoure au péril de sa vie pour la gloire à travers les exploits réalisés.


dimanche 31 octobre 2010

Colore le monde



 Dario Argento lui aussi à eu droit à la fois à un hommage à travers ce clip de Primal Scream, mais aussi à être réadapté par son style si particuliers dans ce dernier, pour ne pas dire piller même. Les idées du réalisateur transalpin sont le plus souvent d'ordre esthétique, afin de générer des ambiances si particulières et qui est le dénominateur commun de son style, car elle sont mise au servie du récit de ses long métrage. Ceci que ce soit dans la hiérarchisation de ses plans, de son sens esthétique soigné et de la grande mise en scéne, que celle-ci soit d'ordre des mouvements de caméra ou picturale à travers l'utilisation et le soin de la lumière. C'est alors presque normal que son style baroque soit présent dans le format visuel de la promotion musicale, afin d'en tirer meilleur partie.



Ici Scissors Sisters s'inspire autant d'Argento que de Jodorowsky. Ce n'est quasiment plus un vidéo clip, étant donné que le groupe n'est pas présent en soi. Mais un petit film, tel un trailer complet d'un long métrage fortement symbolique et hypnotique au final. Bien que celui-ci regorge de beaucoup plus de plan et de signe que le dernier. Il va dans le sens de la surexposition de signes qui ne donne plus aucun sens, hormis celui de la l'esthétique à l'état pur, dénuer de contexte.